‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 128 sur 299 · MuRATORi, Hist. Rom. Vel · texte numérisé non relu

MuRATORi, Hist. Rom. Vel

3. Publié dans Gerbert, Lit. allem. p. 410-416 ; dans l'évangéliaire de Spire du vin* s., p. 417-444 et dans le Calendarium de Fronteau, 155 suiv.

l'origine du cycle de NOËL 221

elles avant rsoël (de adventu). Il est vrai que le sacramentaire gélasieii a cinq dimanches de TAvent ; mais on sait qu'il a été remanié pour l'usage franc. Tous les livres liturgiques qui n'ont que quatre dimanches de TAvent, appartiennent au rite romain.

Dans le cours des années, la diversité entre l'usage romain et l'usage franc parut gênante. Amalaire fait à ce sujet la remarque suivante : « Dans tous les missels et lectionnaires il y a cinq dimanches de l'Avent ; mais il n'y a que trois offices et un dimanche vacant, et le sacramentaire grégorien n'a que quatre dimanches de l'Avent. En faveur du nombre cinq, on faisait observer que, depuis le commencement du monde jusqu'à Jésus- Ciirist, il s'était écoulé cinq des sept âges du monde ». Au x*^ siècle encore, il s'élevait des voix en faveur des cinq semaines. On faisait remarquer surtout que, sans cela, lorsque Noël tombe un lundi, l'Avent n'a que trois semaines. Le témoignage d'Abbon de Fleury (f 1004)^ prouve l'existence d'une double pratique à une époque beaucoup plus avancée. Cependant la durée de quatre semaines était déjà adoptée au vni« siècle en France, partout où se faisait sentir l'influence de Rome. Bernon DE Reichenau, dans son opuscule sur l'Avent, ne s'occupe déjà plus que de la question comment il faut faire quand Noël tombe un lundi. Le Microloge ne mentionne même plus la durée de cinq semaines de l'Avent, pas plus que Beleth ". Par contre les rites milanais et mozarabique ont conservé la durée de l'Avent de six semaines, l'égalant ainsi à celle du Carême.

1. Amalar. De ecc/. off. m, 40; iv,30 ; Aduo, /Ipo/. Migni:,cxxxix,

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