le/es, XX, 7 suiv. ; I Cor. xvi
susnommé, tandis que le mot missa ne désigne que le renvoi des fidèles et les différentes parties de la psalmodie K II paraît en outre qu'au commencement de l'office avait lieu, de la part de la communauté, une confession générale des péchés ; ainsi s'expliquerait l'exhortation de « la doctrine des Apôtres « faite aux fidèles de confesser leurs péchés le dimanche. Du moins Eusèbe en parle clairement et il ajoute : « Nous qui sommes de la Nouvelle Alliance, nous nous nourrissons constamment du corps du Christ ; nous participons constamment au sang de TAgneau, et toutes les semaines, nous célébrons, le dimanche, les mystères de l'Agneau véritable par qui nous sommes rachetés ^ ». A la fin des persécutions s'introduisit Tordre du service divin tel qu'il existe de nos jours. D'après cet ordre, la grand'messe et le sermon avaient lieu le matin même vers les neuf heures, tandis que les vêpres et les compiles se disaient dans Taprès-midi comme dévotions populaires 3,
En dehors du dimanche, on célébrait encore le service divin, du moins au temps de Tertullien, le mercredi et le vendredi, appelés jours de station, tandis qu'en Orient, au moins dans certains lieux, on le célébrait le samedi. C'était déjà l'usage chez les païens de mettre de meilleurs habits quand on assistait au service divin ; les chrétiens conservèrent naturellement cet
1. Le passage : Ei fada oblatione fit missa (ch. 38, p. 6S) est particulièrement significatif.
2. EusEB., De pasc/7. c. 7 ; cfr. c. 12 d. ; E. Montfaucon, Einleitung ziim Psalmencommeniar des Eiisebiiis, Paris 1707. Migne, Pair. gr. xxiii, 51.
3. Tertull., de Oral. 14 ; Socrates, Uisl. eccl. vi,8 ; Duchesne, 218-222.
usage ; de là est venu la coulume, aujourd'hui partout en vigueur, de mettre de meilleurs liabils le dimanche^.
A partir des temps les plus anciens, les Pères de l'Eglise, pour moliver le choix du dimanche comme jour de fête, allèguent unanimement que la résurrection de Jésus-Christ eut lieu le premier jour de la semaine juive - ; l'usage encore en vigueur à Jérusalem au iv^ siècle, de lire, dans la psalmodie, l'évangile de la résurrection de Jésus-Christ, tous les dimanches du Carême, est un souvenir qui rappelle manifestement ce motif 3,
Déjà le premier empereur chrétien prit soin de rendre possible et favorisa la célébration du dimanche et le mit en honneur comme jour du Seigneur. En conséquence il exemptait du service les soldats chrétiens de son armée, afin qu'ils pussent assister au service divin ; quant aux soldats païens, ils devaient se rendre au camp sans armeset réciter une prière pour l'empereur et sa maison '''. Comme, dans la vie de Constantin, Eusèbe parle longuement de ces pieux efforts de l'empereur, on a lieu d'être surpris que ses notes soient demeurées incomplètes et aient été substantiellement complétées par Sozomène, qui rapporte en outre que Constantin interdit la tenue de séances judiciaires^, les jours de dimanche. On pourrait être tenté d'élever des doutes au sujet de cette affirmation, à cause du silence d'Eusèbe ; mais Sozomène était avocat et devait mieux connaître la législation. D'autre part, ni la connaissance exacte de l'état
1. OviD., Fasti, i, 79; Léo M., Serm. xli, L Migne, liv, 272 BiNTERIM, v, 134.
2. Barnad., Episl. 15 ; Ignatius, Ad Magn. 9 ; Justin, Apol. i, C7.