‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 131 sur 299 · Turon. ii, 367, can. 17, 22. Antissiod. can · texte numérisé non relu

Turon. ii, 367, can. 17, 22. Antissiod. can

3. Tolel. IV, 633, can. n ; Lex Visifjolh. II, lit. 1, 12 et xii, 3, 6; Mon. Germ. leges, sect. I, tom. I, 1, 59 et 434 ; Migne, lxxxi, 478.

saient les pèlerins des pays septentrionaux, comme S. Boniface le fit savoir au Pape Zacharie. Mais c'est en France que les abus se maintinrent le plus longtemps. Ils avaient perdu, il est vrai, leur caractère païen ; mais nous rencontrons encore très tard dans le moyenâge un reste de ces abus, comme la « fête des fous », où se commettaient des dérisions de certains rites et usages ecclésiastiques, tels que l'élection d'un évêque des fous et toutes sortes de désordres dans les églises. Les choses en arrivèrent au point que le cardinal Pierre, légat du Pape, dut enjoindre à Odon, archevêque de Paris, de procéder par l'excommunication contre ceux qui y prenaient part. De fait, l'archevêque porta en 1199 une défense sévère contre ces excès. Mais, malgré les défenses réitérées de l'Église, les abus se prolongèrent jusque dans le xv*^ siècle, ainsi que nous le voyons par un avis donné en 1444 par la faculté théologique de Paris 1.

D'après les documents certains, ce n'est qu'au ix^ siècle que le premier janvier fait son apparition à Rome comme fête de l'Église. En même temps il commence à porter la dénomination Circumcisio Domini. Les Grecs, les Coptes et les Syriens lui donnent le même nom.

Nous avons déjà fait remarquer que, dans le sacramentaire grégorien, le 1®'" janvier porte simplement le nom de Octava Domini, On doit dire la même chose du calendrier de sainte Geneviève, édité par Fronteau, et

1. MiGNE, I, 212, col. 70-73 en donne le texte. Cfr. Heuser dans le Kirchenlexicon iv, 1395, Les soi-disant fêtes de l'âne, au sujet desquelles on a tant écrit, étaient anodines, comparées à cellesci. Elles ont leur nom de représentation mi-théâtrales de faits évangéliques dans lesquels il est fait mention de l'âne.

l'octave de NOËL 227

qui a été écrit entre 71o et 731 ' ; et même dans riiomiliaire de Charlemagne, composé par Paul le Diacre entre 786 et 797, ce jour s'appelle encore in oclavas Domini, c'est-à-dire calendas Janiiarias 2. Le changement doit avoir eu lieu peu de temps après. Et s'il se trouve parmi les sermons de S. Zenon de Vérone 3 un discours sur la circoncision de Notre-Seigneur, cela prouve que l'objet de la fête était expliqué en chaire, et non que la fête existait elle-même. Cependant, dans le calendrier de Charlemagne, édité par Piper, et dont on place l'origine entre 731 et 781, on lit Circiimcisio ; de même dans le catalogue de fêtes de Sonnatius. Par contre, le sacramentaire grégorien, écrit vers 840 sous l'archevêque Otgar pour le monastère de Saint-Alban près Mayence, porte simplement Ociava Domini.

L'idée et la date de la Circoncision étaient données par la détermination du temps que fait S. Luc (n, 21) ; en effet la Circoncision et l'imposition du nom avaient lieu huit jours après la naissance. Les deux choses se faisaient, d'après les usages juifs, le même jour. Néanmoins on établit plus tard une fête spéciale en l'honneur du saint nom de Jésus, laquelle fut fixée au second dimanche après l'Epiphanie. En 1530, Clément VII en permit la célébration à l'ordre des Franciscains après que S. Bernard en eut préparé le culte par une dévotion fervente envers le saint nom de Jésus. Innocent XIII prescrivit la célébration de la fête à l'Église universelle par acte du 20 décembre 1721.

La liturgie ne tient aucun compte du nouvel an civil,

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