‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 134 sur 299 · Syn., Il S. Patricii, can · texte numérisé non relu

Syn., Il S. Patricii, can

FÊTE DE l'Epiphanie 231

encore TEnfant divin à Belhlécm, mais non plus dans retable, comme les artistes ont Thabilude de représenter par erreur l'événement, mais dans une maison du bourg- ^, où les parents s'étaient depuis logés. Combien de temps après la naissance cet événement a-t-il eu lieu ? Les Évangiles ne l'indiquent point.

Dans les six discours de S. Augustin sur l'Epiphanie, l'arrivée des Mages apparaît comme l'objet unique delà fête {Sermo 199-504). S. Fulgence, dans son quatrième sermon, ne mentionne comme objet de la fête que l'arrivée des Mages et le massacre des Innocents.

La messe propre que donne le sacramentaire gélasien rappelle uniquement ce mystère dans les oraisons et la Préface, et non les deux autres ; l'évangile de la messe raconte l'arrivée, des Mages 2.

Le troisième événement qu'on célèbre en ce jour, c'est le premier miracle opéré par Notre Seigneur aux noces de Cana, par lequel il manifesta sa puissance divine de faire des miracles. Le triple objet de la fête est également exprimé dans la liturgie Romaine actuelle oi^i il est dit dans l'Antienne de Benedictus : « En ce jour l'Église a été fiancée à son céleste Époux, 1° parce que Jésus, dans le Jourdain, a lavé ses péchés ; 2° parce que les Mages, portant des présents, se hâtent au devant du repas nuptial ; 3» parce que les convives sont réjouis par l'eau changée en vin ».

Déjà la même remarque est faite en ce jour, par Polemius Silvius, dans son calendrier. A son tour, S. Paulin de Noie ^ exprime clairement les trois objets de la fête.

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