‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 135 sur 299 · Poëma 27. Nalal. 9 v. Al suiv. ; Migne, lxi · texte numérisé non relu

Poëma 27. Nalal. 9 v. Al suiv. ; Migne, lxi

Mais c'est surtout dans un sermon de Sedatus/évêque de Béziers au vi'^ siècle, que sont clairement exprimés et nettement tranchés les trois événements dans lesquels s'est manifestée la divinité de Jésus-Christ ^. Maxime de Turin reconnaissait les trois objets de la fête, mais doutait qu'ils fussent arrivés réellement le jour traditionnel, c'est-à-dire le 6 janvier.

Dans les temps postérieurs jusque dans le moyen âge avancé, Tidée renfermée dans le mot Epiphanie fut étendue encore davantage et on fît du 6 janvier le jour commémoralif d'autres manifestations de la puissance divine de Jésus-Christ, telles que de la multiplication miraculeuse des pains, et en outre de la résurrection de Lazare ; cette dernière cependant ne se retrouve qu'au moyen âge et isolément 2.

Le fait que, dans l'Occident, l'Epiphanie a eu le caractère de la fête de la naissance du Christ n'a laissé de trace nulle part ^; eu Orient, cette signification du jour tomba également dans l'oubli après l'établissement de la fête de Noël. Si S. Jérôme^ ne veut pas qu'on considère l'Epiphanie comme fête de la naissance de Jésus- Christ, on peut y voir peut-être une polémique contre quelques Orientaux qui persistaient à attribuer à la fête son caractère primitif.

1. Ilom. de Epiph. Migne, lxxii, 773 ; Maximus Taur. Flom. 7 in Epiph. Migne, Lvii, 271. Ferunlenim hodie... quid potissinmm prœsenii hoc faclum sit die, noveril ipse qui fecii.

2. AuGusT. Sermo suppos. 136, c. 1 et dans l'hymne : Illuminans alîissimus dans Kayser, Z/ymnen 370. D'ailleurs cf. l'article Fes/e publié par Funk und KRiEGdans la Realenzyldopaedie de Kraus.

3. A moins d'en trouver dans ce fait que quelques-uns, au dire de Philastrius {de haer. c. 140) voulaient supprimer la fête de l'Epiphanie pour ne garder que celle de Noël.

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