Sermo 202, c
dans laThraceon peut en démontrer l'existence dès 304^. Dans l'Orient, elle remplaçait d'une manière générale la fête de la naissance de Jésus-Christ, ou Noël, ainsi que le témoignent principalement S. Epiphane (//aer. 51, c. 16 et 24), S. Éphrem, Cassien et autres ^ On peut considérer ce point comme démontré pour la première moitié du iii^ siècle, surtout depuis la publication qui vient d'être faite du Teslamentum Jesu Christi, où elle est nommée deux fois à côté de Pâques et de la Pentecôte, comme une grande fête \ Dans l'empire romain, l'Epiphanie faisait partie, dès 400, des jours où les jeux des cirques étaient officiellement interdits ; ce n'est que sous Justinien qu'elle fut mise au nombre des jours fermés aux séances judiciaires ^
Remarques sur les Saints Trois Rois
L'Epiphanie est une fête de Notre Seigneur, et non la fête des Saints Trois Rois, bien que le langage populaire l'appelle ainsi avec prédilection et que, dans la Liturgie du jour, il soit beaucoup fait mention d'eux. Ils ont obtenu un culte dans quelques rares diocèses et assez tard, mais sans trouver place ni dans les calendriers, ni dans les ménologes des grandes Églises. De même, ni la littérature ancienne de TÉglise, ni la Tradition n'en parlent. Ils ne sortirent de l'oubli qu'au xii° siècle alors que le chancelier de l'empire, Rainald de Cassel, plus tard archevêque
1. Caesaraug . Anno 380, can. 3; Ammian. Marcell. 1. c. Passio S. Phllippl Heracleensis, dans Ruînart, Acta, 440, c. 2.