FÊTE DE LA PURIFICATION
en grec ùra-ra/Tr^, en lalin occiirsiis Domini. On entend par là la renconlre de Tenfant Jésus et de ses parents avec Siméon et Anne.
Il se peut très bien que par suite de l'acte de Justinien la fête ait été adoptée également à Rome ; mais nous n'avons à ce sujet aucune donnée précise. Quant à Rome, nous l'y voyons dans le sacramentaire de Gélase sous le nom un peu différent de P«rz/fca//o, c'est-à-dire comme une fête de la sainte Vierge, mais sans mention d'une procession *.
Cependant le Pape Sergius I (687-701) prescrivit en ce jour, comme aux autres grandes fêtes de la sainte Vierge, une procession de supplication. A l'endroit du Liber Pontificalis où la chose est mentionnée, la fête porte un nom fort surprenant, savoir « Jour de S. Siméon, appelé par les Grecs Hypapante », ce qui fait supposer qu'à cette époque la fête n'était pas encore tout à fait bien entrée dans l'usage. D'ailleurs le 2 février passait chez les Grecs pour être le vrai jour de la mort de S. Siméon, à cause de ce passage de son cantique : « Maintenant vous laisserez partir en paix votre serviteur » '. Le fait que la fête ne se trouve pas encore dans le lectionnaire de Silos, le plus ancien de i'Éghse d'Espagne — il date de 650, ' — ni même dans le calendrier de sainte Geneviève de Paris qui date de 731 à 741 et qui a été édité par Fronteau, prouve également que la fête n'a été introduite que plus tard dans bien des pays de rOccidenl.
1. Sacr. Gelas. 11,8, au milieu des Nalalilia Sanclorum; Migne, Lxxiv, 1158. La procession n'est pas encore mentionnée non plus dans le sacramentaire dit grégorien.