‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 144 sur 299 · Léo I, Epist. ad Dioscorum Al. c. 1 ; Migne, liv · texte numérisé non relu

Léo I, Epist. ad Dioscorum Al. c. 1 ; Migne, liv

mars, juin, septembre et décembre. Mais la semaine exacte dans laquelle le jeûne des Quatre-Temps devait être observé, ne semble pas avoir été précisée dans les temps plus anciens. Si Ton peut ajouter foi à l'opinion de dom Germain Morin, ceci s'expliquerait par le fait que le temps de la célébration des fêtes agraires n'était pas non plus fixé d'une manière précise, mais était déterminé par les pontifes. Notamment on s'est longtemps demandé s'il fallait placer le premier des Quatre- Temps avant ou pendant le Carême, et dans quelle semaine de l'Avent il fallait placer le dernier. Les dates actuelles, d'après une note du Microloge ^, ne furent fixées défînitivemçnt que par Grégoire VII, savoir: la première semaine de Carême pour le premier, la semaine de la Pentecôte pour le second, la troisième semaine de septembre pour le troisième et la troisième semaine de l'Avent pour le quatrième.

Il ressort de ce que nous avons dit que le jeûne des Quatre-Temps était primitivement une institution romaine et, en particulier, une institution de la ville de Rome ; que les évêques de cette ville, à force de la recommander à leurs collègues italiens, l'ont fait accepter d'abord en Italie. 11 fut introduit dans les Gaules et dans les pays chrétiens de la Germanie grâce à la faveur qu'obtinrent les tendances des Carlovingiens dans la diffusion des rites romains.

En Espagne, le jeûne des Quatre-Temps était inconnu avant l'introduction du rite romain au xi® siècle ; à Milan il ne fut introduit que beaucoup plus tard, par S. Charles Borromée 2. On ne peut donc pas dire, en

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