Missale Francorum^ dans Migne, lxxii
2. DiONYS. De hier. cul. iv, 12.; cf. Rahmani, Testam. D. N.J. C. 456.
3. Durand de Mende (Ration, div. oiï. I, 23; vu, 262) en appelle expressément à ce qui se pratiquait dans l'A. T.
qu'elle durerait huit jours (1 Maccii., iv, 4'2 ; 2 Macch.^ 1,9,18).
De bonne heure, la solennité continuée pendant huit jours et la célébration solennelle de Tanniversaire de la Dédicace se répandirent dans tous les pays chrétiens. Le Sacramentaire léonien a déjà une messe propre pour l'anniversaire de la dédicace de saint Pierre; le sacramentaire gélasien renferme à côté du rile de la consécration des autels, des calices et des nappes d'autel, celui de la consécration des églises. Celui-ci est encore bien court, et ne comporte pas l'usage de l'eau grégorienne'. Au temps de S. Augustin dont nous possédons trois sermons sur la Dédicace {Sermo 336-338), on chaulait régulièrement le Ps. 29 à la Dédicace. Dans le texte du sacramentaire grégorien, il n'y a pas de messe pour la consécration d'une église neuve, mais bien une messe propre pour le jour anniversaire. Il n'est pas dit qu'il l'aille célébrer cet anniversaire comme un jour de fête. Le rite de la Consécration et la messe qui doit la suivre se trouvent dans l'appendice^.
Au moyen âge, l'anniversaire de la Dédicace {natale ecclesiae), qu'il tombât un dimanche ou un jour de semaine, était une fête universellement obligatoire pour la communauté du lieu et il devait être célébré avec Octave^. Pour l'Allemagne, nous en trouvonsl'obligation dans le synode de Mayence de 813. Le Statut de Hettou, évêfjue de Bâte (vers 827), le rend obligatoire en même temps que la fête du Patron. Les deux fêtes se trouvent