‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 152 sur 299 · Ibid. II, 467-489 et · texte numérisé non relu

Ibid. II, 467-489 et

3. GnrGOR. ix, c. 5, x, de fer. ir, 9; cf. Burciiard de Worms, Decr. II, 77 ; Ives de Chartres, decr. dans Migne, clxi, 203.

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réunies également dans l'énumération que fait Lanfranc, évêque cle Cantorbéry et dans les décrets du synode hongrois de Szabolcs en 1092(. La fête ecclésiastique se composait de la vigile, de la grand'messe solennelle et de la procession dans laquelle on portait les reliques des Saints que possédait l'église. On avait l'habitude d'arborer une bannière au-dessus de la tour, de joncher de verdure le pavé de l'église, d'orner de feuillages l'autel et la chaire et de disposer devant la statue du saint Patron un tronc pour les aumônes. On célébrait même les anniversaires de la consécration des différents autels, mais cette fête était strictement limitée à l'intérieur de l'église 1.

Dans les décrétâtes de Grégoire IX de 1232, les fêtes patronales ne sont pas citées au nombre des fêtes d'obligation. Lanfranc cependant les énumère parmi les fêtes de première classe, et elles furent observées comme telles dans certains pays, notamment dans toute l'Allemagne. Ainsi par exemple le synode diocésain de Cologne, qui fut tenu sous l'archevêque Henri II, les énumère à côté de la dédicace, comme fêtes d'obligation^; de même le statut de Baudouin, archevêque de Trêves (1338). Par contre le synode provincial de Cologne, tenu en 1549 sous Adolphe III, les déclara formellement abolies et n'en permet la célébration qu in choro, de peur, dit-il, que le nombre des fêtes n'augmente trop; le même synode prohiba, à l'occasion des fêtes de la dédicace, les démonstrations trop bruyantes, telles que les danses etc..

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