Agaîh. can
ception fui annoncée par un ange et par l'opinion qui.se trouve déjà dans S. Augustin, que par la rencontre de sa mère avec la sainte Vierge il fut, avant sa naissance, purifié du péché^originel.
Comme Jour commémoralif de sa mort on retint le '29 août, et cette date est marquée de bonne heure dans l'Afrique et dans TOrient. La collection des sermons de S. Augustin olïVe pour ce jour deux sermons (307 et 308) ; la fête est également insérée dans le règlement des fêtes de Perpeluus. Elle se trouve de même dans le calendrier copte édité par Selden, et dans les calendriers syi'ien, napolitain et mozarabique. Quant à Rome, elle n'est pas encore marquée dans le sacramentaire léonien, mais bien dans le gélasien.
En outre, dans les deux ménologes grecs, il est fait mention d'une s^/îc/x/s de saint Jean-Baptiste. Cette particularité s'explique par l'habitude qu'avaient les Grecs, de consacrer une commémoration secondaire aux Saints qui figurent comme personnages dans les très grandes solennités de Notre Seigneur ou de la sainte Vierge. Elle a lieu le lendemain de la fête principale et porte le nom de si/naxis. C'est ainsi qu'à l'occasion de la Purification on commémore saint Siméon, et après la nativité de la sainte Vierge saint .Toachim et sainte Anne; de même, au lendemain du baptême de Jésus-Christ, le 7 janvier, on faisait de saint Jean-13apliste K
A l'occasion de l'invention des reliques de S. Jean- Baptiste, son culte obtint au iv° et au v*^ siècles une grande dill'usion dans l'Eglise. Les monuments de l'histoire ecclésiastique contiennent un bon nombre de ren-
1. M()U(:KLu,MenoL Consl. ii, 13. A Conslanliriople, on ne comptailpas moins (le ir^ églises ou chapelles dédiées au S.Précuî'seur.
seignements relatifs à Tinvention et à la translation des reliques. Mais ces documents causent d'inextricables difficultés.
Il faut avant tout se rappeler qu'à 4a nouvelle de la décollation de leur maître, arrivée dans la forteresse Machârus ^, les disciples de S. Jean vinrent pour réclamer son corps et pour l'ensevelir (Matth., xiv, 12; Marc , vi, 29). D'abord, la tête demeura sans doute dans la possession d'Liérodiade, qui l'avait reçue en don. D'après une tradition digne de foi, le lieu de l'inhumation fut Samarie, laquelle ne faisait pas partie de la tétrarchie d'Hérode, mais relevait des gouverneurs romains. Les ossements y demeurèrent jusqu'à la persécution de Julien l'Apostat (362j, époque à laquelle la populace païenne brisa le tombeau et brûla le corps. Mais une partie fut soustraite par les moines qui les portèrent à Alexandrie, où S. Athanase les déposa provisoirement dans une église. Plus tard, les ossements furent déposés dans l'église que le Patriarche Théophile éleva en l'honneur de S. Jean-Baptiste sur les ruines du temple de Sérapis qu'on avait détruit. La dédicace de cette église eut lieu le 27 mai 385 ou 386^. Tillemont voudrait voir, dans le 29 août, le jour de la translation, lequel en effet pouvait très bien devenir le jour de la commémoration ecclésiastique, comme cela a eu lieu dans d'autres circonstances. Mais on objecte contre cette affirmation que des calendriers coptes, très anciens, ne mentionnent pas le 29 août comme étant le jour de la fête du Baptiste -K