‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 17 sur 299 · Vila ConaîanL iv · texte numérisé non relu

Vila ConaîanL iv

3. Conal. Ap. ii, 59 ; v. 20 ; vu, 23 et 30 ; viii, 33. Tertull., De Oral. 20.

4. Laod. can. 29 ; èiys o'jvaivro a/oXa;£'.v. Le synode eut lieu entre 343-381. V. d'autres particularités sur ce point, à dilîérentes époques, chez Binterim, V, 134-152.

16 LES FÊTES DE l'ÉGLISE EN GÉNÉRAL

les fêtes d'Apôtres, le jour de Saint-Etienne et les jours anniversaires de certains martyrs. Naturellement, il ne pouvait entrer dans l'esprit de cette disposition de faire de tous ces jours des jours de fête dans le sens le plus rigoureux.

Le premier empereur chrétien alla plus loin encore dans sa sollicitude de mettre en honneur les jours saints du christianisme ; il voulut également faire un jour de prière et de repos du vendredi, comme étant le jour de la mort de Jésus-Christ i. Le manque de documents ne nous permet pas de dire jusqu'à quel point cet édit de Constantin fut mis en pratique du vivant de l'empereur ; dans les temps postérieurs il n'existe pas de trace de sa mise en vigueur, sauf chez les Nestoriens. Mais le fait d'avoir ordonné aux Préfets des provinces d'observer non seulement le repos du dimanche, mais encore de célébrer les fêtes des martyrs en usage dans la province, montre à quel point l'empereur avait pris au sérieux l'exécution de cette loi ^.

On a fait remarquer plus haut qu'à côté du dimanche, le samedi était un jour liturgique. Dans certains pays de l'Orient on lui attribuait une dignité plus grande, presque égale à celle du dimanche. Les Constitutions apostoliques 3 demandent que les fidèles assistent également en ce jour aux offices et s'abstiennent des œuvres serviles, bien qu'on attribuât au dimanche un rang plus élevé ^. Le synode de Laodicée interdit, il est vrai, qu'on s'abstînt d'œuvres serviles, les jours de sa-

L EusEB., Vila Constant., iv, 19.

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