‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 171 sur 299 · UrtF.NKR, Der h. Tlieodosiiis, Leipzig · texte numérisé non relu

UrtF.NKR, Der h. Tlieodosiiis, Leipzig

2. Julien de Tolède dans Vila S. Udephonsi. Toi. c. 6, Migne, xrvi, IC.

PÊTES CnnÉTIENNES. — 20.

calendrier; étant des fêles immobiles, elles ne peuvent faire corps avec Tannée ecclésiastique. Néanmoins les fêtes de la sainte Vierge forment bien entre elles un cycle ; ceci a également lieu pour S. Jean-Baptiste, bien que dans une mesure restreinte. Deux de ces fêtes sont cependant rattachées à l'année ecclésiastique au moins extérieurement ; c'est TAnnonciation dont la date se règle sur celle de Noël, et la Visitation dont la date dépend de celle de la Nativité de Notre-Seigneur et de celle de S. Jean-Baptiste. La première de ces fêtes coupe par conséquent le cours de l'année ecclésiastique et tombe dans un cycle auquel, intrinsèquement, elle n'appartient pas. La Conception de Marie, la plus récente de toutes les grandes fêtes de Marie, est réglée naturellement, quant à la date, parcelle de la Nativité. Au reste il nous est impossible de rien dire au sujet des raisons qui ont motivé le choix des jours du mois en question, puisque nous manquons totalement de documents historiques relatifs à la première origine de ces fêtes. Elles ont été simplement établies et sanctionnées par l'usage.

Nous nous occupons d'abord des grandes fêtes chômées de Marie, dont nous exceptons pourtant la Purification qui, primitivement, était regardée plutôt comme une fête de Notre Seigneur. Par contre, on peut traiter en même temps l'origine de trois autres, savoir: de la Nativité, de l'Annonciation et de l'Assomption, car elles apparaissent en même temps dans l'histoire, c'est-à-dire au vii^ siècle. Tout ce que l'on sait de certain sur leur introduction à Rome, se limite à ce qui suit.

Dans les manuscrits plus récents du sacramentaire grégorien se trouve une remarque qui limite le travail pe S. Grégoire le Grand à la première partie du sacra-

menlaire. Elle commence par ces mots : Ihicusque^, Il est dit dans cet important chapitre que tout ce qui précède est de S. Grégoire le Grand, à l'exception de ce qui regarde la Nativité de Marie et son* Assomption, ainsi que certaines antres choses. On doit en conclure que le sacramentaire, en usage au temps de S. Grégoire le Grand, ne renfermait pas encore ces deux fêtes de la sainte Vierge.

Mais à la fin du vii^ siècle elles étaient déjà introduites. Ceci résulte premièrement de ce qu'elles se trouvent dans le sacramentaire gélasien, et deuxièmement d'un fait qui est raconté dans la vie de Sergius I (687-701) 2. D'après cette relalion, ce pape aurait ordonné qu'aux jours de TAnnoncialion, de la Nativité et de l'Assomption de Marie ainsi qu'à la fête que les Grecs appellent « Hippapante», une procession de Rogations [lilnnia) se rendrait de S. Adrien à Ste Marie Majeure. Par conséquent les fêtes en question étaient déjà en usage dans Rome à l'époque où Sergius ordonna cette procession. Celle-ci ne constituait qu'un appendice à la célébration ellemême. Ce sont là les seules sources méritant créance que nous ayons au sujet de ces fêtes de xMarie^.

Nous en pouvons déduire avec certitude une seule chose: c'est que les trois grandes fêtes précitées ne furent introduites dans l'Église romaine qu'au vii« siècle, conclusion qui est également confirmée par les collections de sonnons de ranli(iuilé. En effet les recueils de sermons

1. MuiNi: l'a réédité (cxxF, 708) d'après PamÉlius, Lilurg. Lai. Col. At,M'. 1571, lit. H, 70.

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