Fei'.I'.aris, Prompla hihliolh. u
2. Passaglia, 1. c. ni, 1788. — Conslit. du 10 nov. 1641. In /lis. quae per.
la Sainte Vierge, dont Tlnvitatoire porte: Immaculatam Conceptionem Mariae Virginis celebremus.
Pie IX enfin répara, si l'on peut parler ainsi, les atermoiements de ses prédécesseurs, en faisant rédiger un nouvel office qu'il rendit obligatoire le 25 septembre 1863, dans lequel l'objet delà fête est nettement exprimé dans rinvitatoire et dans d'autres endroits. Des hymnes exprimant la pensée du dogme font défaut ; les leçons du second Nocturne sont tirées de la Bulle même Ineffabilis ; les homélies sont de préférence empruntées aux Pères grecs de la basse époque ; elles sont remplies d'exclamations à longue haleine et vides d'idées. Le plan hardi du Pape d'élever la fête au rang des fêtes chômées pour toute la chrétienté, reçut en général dans l'Eglise un accueil favorable. Le rite de la fête ne fut pas élevé. Léon XIII seulement crut devoir lui donner le même rite qu'aux trois principales fêtes de Tannée.
Si nous jetons maintenant un regard rétrospectif sur le développement lent de cette fête, qui de Bysance se répandit dans la Basse Itahe, d'où elle passa dans la Normandie et dans l'Angleterre et de là dans l'Occident tout entier, nous sommes particulièrement frappés de la façon dont se comporta le siège de Rome en cette affaire. Le Père Passaglia s'efforce de toute manière de lui faire la part la plus large possible et de faire remonter à l'époque la plus reculée la fête elle-même. Finalement il est néanmoins obligé de reconnaître que l'Eglise romaine ne fut pas la première à rendre un culte à la Mère de Dieu conçue sans péché, mais qu'en revanche elle avait tout fait pendant 500 ans i, pour