‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 187 sur 299 · LES PETITES FÊTES DE LA S. VIERGE · texte numérisé non relu

LES PETITES FÊTES DE LA S. VIERGE

exalter celle i'èle et pour propager le dogme qui en fait le fondement. On ne voit pas ce qu'il y a à gagner à grossir la part de Rome au détriment de la vérité historique ; d'autres seront favorablement impressionnés en voyant que Rome n'y poussait en aucune manière. Dans une question qui n'a que des points d'appui indirects dans rÉcriture et la Tradition, telle qu'est la question présente, Rome ne pouvait rien faire de mieux c[ue d'attendre le moment oi^i les opinions fussent pleinement éclaircies, et où la conviction fut profondément enracinée dans la chrétienté tout entière. La thèse doctrinale une fois acceptée partout, on voyait réalisé ce que Vincent de Lérins exige pour un dogme de foi : Lorsqu'un point de doctrine ne peut être démontré par l'Ecriture et la Tradition et qu'il n'a pas été fixé par une définition doctrinale, il faut tenir pour catholique qiiod sempeTy qiiod iibique, qiiod ab omnibus creditum est. Et même par rapport au semper la condition exigée par Vincent aurait été approximativement remplie. Depuis longtemps la Conception immaculée de Marie était l'opinion doctrinale dominante à laquelle il ne manquait que le sceau et la signature de l'Eglise enseignante.

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