‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 196 sur 299 · Sariplor. Vel. noua coll. iv · texte numérisé non relu

Sariplor. Vel. noua coll. iv

Quanta l'Occidenl, nous rencontrons dans le martyrologe dit hiéronymien, au 20 mars, un martyr d'Aniioche du nom de Joseph, lequel d'ailleurs est entièrement inconnu ^. Il ne saurait être question du père nourricier de Jésus, d'abord à cause de l'indication du lieu, puis à cause du manque de toute indication précise de la qualité du personnage, bien que quelques martyrologes aient fait ceUe confusion. Pour la première fois S. Joseph se trouve avec Tindication précise de l'état de sa personne ou en qualité de père nourricier de Jésus [mitrilor Domini) dans les martyrologes du x^ siècle, comme dans un martyrologe de Fulda ^ et dans quelques autres. Mais comme ils sont d'origine privée et n'ont qu'une importance locale, on ne peut pas dire que par là ait commencé le cuUe de saint Joseph. Ce culte demeura plulôt un culte privé pendant toute la durée du moyen âge, bien qu'on puisse rencontrer des traces nombreuses de haute estime et même de culte public 3 de la part de certaines personnes.

Le culte privé rendu au saint Patriarche par des personnages haut placés dans l'Église, et même par des Saints, ont enfln amené le culte public. Il convient de citer parmi eux: S. Bernard, S^^ Gertrude, S'*^ Brigitte de Suède et S. Vincent Ferrier. Mais le plus zélé des Propagateurs du culte de S. Joseph et celui qui a le plus puissamment contribué à l'établir, fut le chancelier Jean Gerson, aidé de son maître, Pierre d'Ailly et, plus tard, l'abbé Trithemius. Dès 1400, Gerson composa un office en l'honneur des épousailles de S. Joseph et de la

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