Revue bénédicL xiv
Sainte Vierge et s'elïorça, dans le synode de Constance, de promouvoir cette dévotion. Ces travaux de propagande avaient été préparés notamment par les efTorls des Franciscains, parmi lesquels il convient de citer en premier lieu S. Bernardin de Sienne et Bernardin de Buslis K
Aussi peut-on attribuer à ces eftbris l'approbation donnée par Sixte IV à la dévotion de S. Joseph - et Tintroduction de la fête de S. Joseph dans le Bréviaire romain comme fête à une leçon {fesliun simplex) ; Clément XI en fit une fête de neuf leçons. A la suite de ces concessions, le 19 mars apparaît, à la fin du xv" et au commencement du xvi^ siècle, comme le jour dédié au culte de S. Joseph dans les missels et dans les Bréviaires d'un grand nombre d'ordres religieux. Citons les Carmes, les Ermites de S. Augustin, les Prémontrés, les Dominicains et les chevaliers de S. Jean, auxquels s'adjoignirent bientôt les Bénédictins et les Jésuites, tandis que la fête fait encore défaut à celte époque dans les livres liturgiques des Chartreux, des Camaldules, des Cisterciens et des moines de Cluny -K
Plus tard plusieurs hauts personnages princiers et des têtes couronnées, notamment les empereurs Ferdinand III et Léopold I de la maison de Habsbourg et le roi Charles II d'Espagne^ particulièrement dévols à S. Joseph et zélés pour la propagation de son culte, obtinrent du Pape Grégoire XV qu'en 1(V21 il élevât la fêle au rang des fêtes de précepte ; Benoît XIII fit insérer le nom de S. Joseph dans les litanies des Saints et