national div. Off, c. 124 ; Migne, ccii
îx^ siècle rinsliiulion des fêles spéciales des différents Apôtres se fit peu à peu, jusqu'à ce que tous aient eu leur jour [)ropre. Le synode national d'Erfurt en 932 éleva toutes les fêtes d'Apôtres à la dignité de fêles de précepte pour TAllemagne entière. Finalement, le pape Boniface VIII les éleva toutes au rang des doubles.
Déjà avant le Concile de Nicée, Constantin construisit à Constantinople une église en Thonneur de tous les saints apôtres ^, dans laquelle il fut enterré après sa mort 2. Remaniée sous Justinien, elle fut consacrée 3 de nouveau le 29 juin 550, à la fête des princes des Apôtres ; elle ne fut* pas sans influence sur le culte des Apôtres en général, car on s'efforça, sous Constantin, de l'enrichir de reliques d'Apôtres, dans le but évidemment d'égaler autant que possible Rome sous ce rapport. Ainsi l'on y transporta d'abord d'Éphèse, le P^ juillet 356, les reliques de S. Timothée, ce qui, dans tous les cas, eut pour effet d'augmenter le culte de ce Saint. Sous Nerva il avait perdu la vie à Éphèse, le 22 janvier 97, à l'occasion d'un soulèvement populaire. Polycrate, son successeur, rédigea à ce sujet une relation ^. La même église reçut un trésor plus précieux encore par la translation des reliques des SS. André et Luc, qui eut lieu l'année suivante.
Comme il faut s'y attendre d'après ce qui vient d'être dit, il n'existe de document historique que pour une partiedes fêtes d'Apôtres; quant aux autres Apôtres, tels