Theophanes, Nicephor. etc. Muralt, Chron. Byz., i
4. Éditée en grec par Uskner dans le Lections Kalalog. de Bonn (1877).
LES FÈTRS d'apôtres 369
que s, Mathieu, S. Barthélémy et S. Thomas, la seule chose qui puisse présenter quelque intérêt, sera l'énumération des diiTérentes translations de leurs reliques. En terminant ces considérations générales, nous ferons encore remarquer que le nombre des fêtes d'Apôtres allait en augmentant graduellement dans le calendrier ecclésiastique. Le sacramentaire de S. Léon n'en a que deux, le 29 juin et le 30 novembre ; le leclionnaire de Luxeuil, au vii||.siècle, en contenait autant ; celui de Silos, vers 650, en fait monter le nombre à quatre (les l*"" mai, 29 juin, 30novembre et 27 décembre) ; le sacramentaire grégorien, dans les recensions plus anciennes, a également quatre jours d'Apôtres proprement dits (les V' mai, 29 juin, 30 novembre et 27 décembre), auxquels il faut ajouter S. Pierre-aux-Liens ; le calendrier de Ste Geneviève (entre 714 et 731) compte un nombre égal, en omettant S. Pierre-aux-Liens. A partir de cette époque, le nombre en augmente rapidement : en effet, le calendrier de Charlemagne de 781, en a déjà huit, les suivants en ont dix et plus encore. Le calendrier de Polemius Silvius (voir ci-après), se distingue sous ce rapport par une particularité : il n'a qu'une seule fête d'Apôtre^ fixée au 29 juin sous le nom de S. Pierre-aux- Liens. L'ancien calendrier de Naples en avait élevé le nombre à seize, en donnant à plusieurs Apôtres deux fêtes et en comptant comme Apôtres les disciples Thaddée et Barnabe. Enfin le synode d'ErfurI, réuni en 932 par l'empereur Henri I et auquel assistèrent les dignitaires ecclésiastiques et laïcs de l'empire, décréta qu'à l'avenir toutes les fêtes d'Apôtres seraient célébrées comme fêtes d'obligation.
FÊTES CHRÉTIENNFS. — 24.