‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 206 sur 299 · CiiRYSosT. Opéra, éd. Montfaucon ii · texte numérisé non relu

CiiRYSosT. Opéra, éd. Montfaucon ii

2. Perist. xii, 2 : Romani per onineni perciirsitanl oranique ; V. 52 : Aspice per bifidas plebs Romula fundiUis plateas, et notamment ; V. 63 : Transtiberina prias solvit sacra peruigil sacerdos ; Mox hue reeurrit diipUcaîque vola.

s. PIERRE ET S. PAUL 373

Rome en 405, décrit, comme témoin oculaire, la manière <lont on solennisait la lete des Saints. D'après lui, toute la ville était en mouvement en ce jour, on visitait les tombeaux des Apôtres et dans l'église, dédiée à chacun d'eux, se faisait roHice pontifical. Ceci répondait exactement à l'usag-e d'après lequel on observait avec soin le lieu et le temps et on olï'rait le sacrifice au-dessus du tombeau des martyrs. Gomme il était très pénible de l'aire l'office le même jour dans les deux endroits, étant donnée la grande distance (\m sépare les deux églises des Apôtres, on partagea plus tard la solennité et on fit seulement le 30 juin l'office en Fhonneur de saint Paul. Si nous examinons ensuite les missels romains les plus anciens, nous avons en faveur de ce jour dans le Léonin un certain nombre de messes qui toutes sont communes aux deux Apôtres, tandis que, dans le sacramentaire de Gélase, nous n'avons qu'une seule messe commune aux deux Apôtres (III Kal. Jiil. in natcili SS. Aposloloruni Pétri et Paiili)^ et de plus une messe propre à chacun des deux. Il se peut, par conséquent, qu'à cette' époque la séparation des fêtes fût déjà en usage ; mais le 29 juin conserva toujours l'appellation Xatalis SS. Apostotoriun Pétri et Paiili. Dès le v" siècle la fête avait à Rome une vigile et une Octave^.

I)ientôt après, le 29 juin, célébré jusqu'ici d'une manière prépondérante dans l'Occident et spécialement à Rome, commença à devenir une fête dans l'Église universelle. Il trouva avant tout accès à Constantinople. D'après Théodorus Leclor'-, le sénateur romain Festus,

1. Le Sernio 81, al. SI <lc S. l.éon-le-Grand porte ce titre : In orlauia s.s. aposloloruni (Av. Amxlwuv^, de Off. eccl. m, 36.

2. Ilisl.ercl. [I, K); éil. Valki!. r)18. Tiikopanls ad ann. 49?.

envoyé au sujet d'affaires civiles auprès de l'empereur Anastase qui avait pris les rênes du gouvernement en 491, aurait engagé ce prince à célébrer la fête avec solennité. Bien que la fête y fût connue auparavant, elle aurait été solennisée avec plus d'éclat à partir de ce jour. Il se peut, en effet, que le jour fût connu déjà à Constantinople, mais il est peu probable qu'il y fût célébré comme jour de fêle.

Dans la suite, le 29 juin apparaît comme jour commémora tif des princes des Apôtres dans tous les calendriers et martyrologes. Dans l'Occident, nous le trouvons tout d'abord dans le calendrier des fêtes de Perpétue de Tours ; celui de Cartbage a malheureusement une lacune en cet endroit, mais à cause des sermons de S. Augustin, on ne saurait douter que le jour qui y fut marqué, se trouve de même dans les calendriers orientaux plus récents; seuls quelques calendriers égyptiens font exception à cette règle \

Tandis qu'originairement la fête fut, comme toutes celles des martyrs, une fête locale, célébrée seulement à Rome et par les églises filiales dépendant de Rome, néanmoins l'autorité de l'Église romaine et celle des Apôtres fît qu'elle reçut de bonne heure le caractère <l'une fête générale.

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