LA CONVERSION DE S. PAUL
La fête de la conversion de S.Paul était également de précepte dans quelques diocèses de France, d'Allemagne et notamment d'Angleterre, mais il est impossible de déterminer à quelle époque et dans quel pays elle le devint pour la première fois. Elle manque encore dans le sacramentaire gélasien et dans la recension plus ancienne dite grégorienne ; si elle apparaît déjà dans un texte plus récent de ce dernier, ce n'est que par suite d'une addition postérieure, puisqu'elle manque encore dans plusieurs manuscrits et calendriers contemporains et plus récents 2. Par contre, la conversion de S. Paul se trouve dans Adon et dans Usuard. Primitivement le 25 janvier semble cependant avoir eu une autre signification. En effet, dans la nouvelle édition du sacramentaire hiéronymien par de Rossi et Duchesne, — laquelle satisfait pleinement aux exigences de la critique, — les deux plus anciennes recensions contiennent pour ce jour une
\. SiGEBERT de GembloLirs mentionne révénement ad ann. 969;
MlGNE, CLX, 19L
2. Il manque dans le Calendarium gotliic, Neapolil, el dans celui de Charlemagne de 781 (éd. Pieper), ainsi que dans les Ménologes grecs Const. et Basilien.
s. ANDRÉ ET S. LUC 377
translation des reliques qui aurait eu lieu à Rome, (Romae^ Iranslatio b. Paiili aposloli) ; le plus récent des manuscrils d'entre les anciens, celui de Metz, acluellementà Berne et qui appartient au x® siècle, marque au 25 janvier une Iranslation et la conversion de S. Paul. Mais bientôt l'idée de la conversion élimina le souvenir de la translation et donna à ce jour un autre caractère, celui de fête sous lequel il se propagea et obtint bientôt d'être établi universellement. Mgr de Waal croit pouvoir placer au temps de Constantin la translation qui sert de fondement à la fête, à Tépoqucoù fut construite la basilique de S. Paul' [Iranslatio et conversio S. Paiili in Damaso^ où les mots conversio et in Damaso^ ont été ajoutés à une époque postérieure).