Tertull. De idol. c
Les banquets qui accompagnaient ces fêles sont blâmés dans deux sermons qui font partie des œuvres de S. Augustin et qui, s'ils ne sont pas de lui, sont dans tous les cas très anciens et remontent environ au ^i*' siècle. On n'y distingue plus entre les fêtes Feralia et Charistia^ mais on n'y parle que de festins et de présents qui étaient offerts aux défunts ^. Ces feslins continuèrent à existera l'époque du christianisme et avaient lieu, dans la Gaule, le 22 février 2, bien que ce jour ne fûl pas le jour exact des Feralia. Il semble, par conséquent, qu'en maints endroits on célébrait, le même jour, la mémoire des parents défunts et vivants, et ce jour était toujours le 22 février, ^iême Beleth, auteur anglais qui vivait vers 1198 dans le Nord de la France, parle de festins qui avaient lieu en ce jour^.
Ce n'est pas par hasard que nous rencontrons de bonne heure une fêle chrétienne fixée à ce jour, S. Grégoire le Grand reconnaissait qu'il ne fallait pas tout retrancher à des gens à la tête dure, et il permettait aux néophytes d'Angleterre de conserver, à l'occasion des dédicaces et des fêles des martyrs, les usages qu'ils pratiquaient dans des circonstances semblables avant leur conversion du paganisme ^. On peut d'ailleurs citer d'autres cas où l'on mettait en pratique ce principe, par exemple à l'occasion des Rogations et au dernier jour de l'an. Mais c'est surtout à l'occasion de la Charislia