‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 222 sur 299 · Spicilegium, t. II, V. plus loin · texte numérisé non relu

Spicilegium, t. II, V. plus loin

do Xaples, ainsi que divers leclionnaires de la môme époque comme le Cornes Albini. celui de Spire, enfin les sacramenlaires romains*. 11 est surprenant que nous n'ayons aucune fêle de la chaire de S. Pierre ni dans le sacramenlaire gélasien, ni dans le grégorien : mais dès le IV® siècle, on connaissait néanmoins à Rome cette solennité. La preuve en est dans la deposilio mariyrum ou catalogue des marlyrs dressé par le Chronographe de 354 où nous lisons : viii kal. Martias natale Peiri de cathedra.

Or une modification remarquable allait se faire ; elle avait sans doute son fondement dans une manière différente de concevoir la signification de la fête. En effet, du moment qu'on ne rapportait plus le terme chaire de S. Pierre à la primauté ou à la collation de la puissance suprême du gouvernement et du magistère épiscopal, mais à un siège épiscopal déterminé, on pouvait se demander si l'on entendait par ce siège celui d'Antioche ou celui de Rome. Car bien que les documents officiels, c'est-à-dire les listes épiscopales qui font seules autorité en cette matière, nomment comme premier évêque d'Antioclie non pas S. Pierre, mais Exode, néanmoins des écrivains de la plus haute antiquité, tels qu'Origène, ont considéré comme épiscopat à Antioche le séjour que S. Pierre fit dans cette ville ainsi qu'il est rapporté dans l'épîlre aux Galates ii, 11. On partit de cette idée pour diviser la fête en deux et établir une fête de la chaire de S. Pierre à Rome et une autre à Antioche. Pour la première on choisit, on ne sait pour quel motif, le 18 janvier, pour l'autre on garda le 22 février jusqu'alors en usage.

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