‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 227 sur 299 · KiJNiiR, lier ilal. Frciburg, ISOIJ, p. 29?, 5, 11, lui · texte numérisé non relu

KiJNiiR, lier ilal. Frciburg, ISOIJ, p. 29?, 5, 11, lui

2. Gheg. Tuh. De fjloria mari. c. 30, Migne, lxxi, 731 ;Modestus dans PiioTii s, Bihlioth. cod. 277), cd. Bkkkeh i \\ : Anonymus

40Ô l'année ecclésiastique

beau à Ephèse. En 887, Léon VI, le Philosophe, fit déposer ses reliques dans l'église S. Lazare qu'il venait de construire à Constantinople, mais les auteurs qui rapportent le fait ne disent pas que ces restes y fussent apportés de Chypre, ce qui n'est qu'une hypothèse arbitraire de quelques novateurs ; ils n'affirment cela que pour S. Lazare K Quoi qu'il en soit, celte tradition, si elle est fondée, ne prouve nullement que la Madeleine dont il est question, soit la sœur de Lazare ; elle est d'ailleurs désignée par Glykas comme étant la fille de Simon le lépreux. Ce qui prouve une fois de plus que les relations sur les translations des reliques peuvent avoir leur importance pour l'histoire, même pour celle de lapins haute antiquité 2.

Les recherches actives de plusieurs savants ont mis au jour les monuments suivants servant de base à la légende provençale : 1° Le sarcophage d'un Lazare, évêque d'Aix (407-417), qu'on regardait comme le Lazare de la Bible ; ce sarcophage se trouvait autrefois à Marseille. 2° La présence au monastère de Vézelay (diocèse d'Autun) de reliques qu'on supposait être celles de Marie Madeleine. La première mention officielle de Lazare se trouve dans un document du Pape Benoît IX

dans la Vila Willibaldi c. 5 ; Mabillon, Viiae SS. Orcl. s. Ben. III, 2,384 ; TiLLEMONT, Hisî. eccl. I, 4.

1. Glykas, Ann. iv, 198, éd. Bonn, 554 ; Zonaras, xvi, 12 §11/6.

2. Faisons remarquer que des faits de cette nature ont été e)[traits des sources historiques par Sdralek (Article Translation dans Bealenzyklopedie de Kraus) et parAcuELis, Die Marîyrologien 74-76. Les éditeurs des Monumenta germaniae ont bien reconnu l'importance de ces pièces pour l'histoire des temps auquels ils appartiennent.

de Tan 1040 ', 4111 dédia l'église S. Victor à Marseille ; à partir de, ce momenl. la légende allait en se développant de plus en plus. Lhisloire très compliquée de son origine a été mise on lumière par les recherches de Mgr Duchesne et Rietsch. D'après ce dernier, il est vraisemblable que l'empereur Léon VI a donné les reliques de S. Lazare à l'impératrice Veuve Richardis, à l'occasion d'un voyage que cette princesse fit en Orient et à Constantinople. Ces reliques furent ensuite transférées à Andlau, en Alsace, dans un monastère de nobles dames que dirigeait l'ancienne impératrice.

Note. — Les écrits publiés sur la matière sont nombreux. Citons seulement : M. Faillon, prêtre de Saint- Sulpice : Monuments inédits sur Vapostotat de Sainte Marie-Madeieine en Provence^ Paris 1848 (collection de toutes les pièces authentiques et apocryphes qui ont Irait à la question) ; Lacordaire, Vie de Sainte Marie- Madeteine, Parisl860, popularisa la chose et l'enflamma jusqu'à en l'aire un point d honneur national pour la France ; Gesc/iic/ite des Lebens des Reliquien und des Kuttus der hii. Gescfiwister Magdatena^ etc. Regensburg,1852, par L. Clahus (Volk), manqueégalenient de critique, mais est agréablement écrit, b. Duchesne. Sainte Marie-Madeteine, Toulouse 1892 II semblerait que J. RiETScn [Die nactievangetisclie Gesc/iictde der Betlianischen Geschwister, elc. Strasbourg, 1902;, dans des recherches faites avec un soin attentif, eûl dil le dernier mot sur la question des reliques.

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