‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 228 sur 299 · SAINTE CÉCILE · texte numérisé non relu

SAINTE CÉCILE

Dès Tan 499, une église paroissiale élait dédiée à sainte Cécile dans la ville de Rome ; deux prêtres y étaient attachés. Il existait également, au vi^ siècle, un cimetière qui portait le nom de ses deux compagnons martyrs, saint Tiburce et saint Valérien. L'antiquité ne nous a pas conservé d'autres renseignements relativement à son culte, et si l'on excepte Venance Fortunat (vi'^ siècle), le nom de la Sainte ne se trouve cité dans aucun écrit des Pères. Son culte était manifestement limité à Rome ; à Ravenne, comme le remarque le poète Fortunat, elle avait une chapelle ou une église ^.

Les choses changèrent lorsqu'en 821 le pape Pascal I retrouva, à la suite d'une vision, comme il dit, le corps de la Sainte. On croyait jusque-là que les Lombards s'étaient emparés du saint corps et l'avaient emporté. Pascal le fit transférer du cimetière des SS. Sixte et Prétextât, où il le trouva, dans l'égHse de Rome qui porte son nom et où il repose encore. Au début, immédiatement après sa mort, Cécile a dû être déposée dans la crypte des Papes, à en juger d'après le texte des actes de son martyre 2. On introduisit alors son nom dans le martyrologe d'Adon, d'Usuard et de Raban Maur et on le marqua au 22 novembre. Ce jour est en tout cas un jour de translation, puisque le martyrologe hiéronymien, dans sa plus ancienne recension, assigne le 16 septembre comme le jour de sa mort (natalis). On lit

1. Synodus Symmachl de 499, dontTuiEL donne les signatures : ep. Boni. Ponlif. 653 ; Mgr Duchesne. Lib. ponl. I, 305 cL 307 ; Venantius Fortunatus, Miscellanea, I, 20, VIII, 6.

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