‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 240 sur 299 · s. GABRIEL, s. RAPHAËL ET LES SS. ANGES GARDIENS · texte numérisé non relu

s. GABRIEL, s. RAPHAËL ET LES SS. ANGES GARDIENS

Les saints .Gabriel et Raphaël n'ont des jours commémoratifs particuliers ni dans le martyrologe hiéronymien ni dans les autres martyrologes et calendriers romains des temps anciens, ni dans les ménologes grecs. Il faut attendre le x*^ et xi^ siècle, pour trouver quelques cas isolés oi^i les saints Gabriel et Raphaël ont reçu des jours commémoratifs spéciaux 2. Si S. Gabriel a sa place dans le plus ancien calendrier copte, il demeure douteux que le 18 décembre, jour auquel il est fixé, ne soit pas en première ligne la commémoraison de l'Annonciation et secondairement, comme pour « accompagner », celle de rarchange. En elï'et, dans le lectionnaire syrien, son nom se trouve de la même manière au 26 mars, lendemain de rAnnonciation.

Au xvic siècle, une fête spéciale en l'honneur des SS. Anges gardiens fut célébrée d'abord en Espagne 3, le 1^' mars et puis en France au premier jour libre après la saint Michel. Le Pape Paul II autorisa la célébra-

1. Par exemple dans les calendriei-s de Slablo et de Cologne du IX* siècle, NoLker le Bègue ne connaît pas l'église sur la voie Salarienne, mais au 29 septembre il rapporte l'histoire du Mont Gargan, Migne, cxxxr, 11.54.

2. C'est le cas dans les missels d'Ivrea et de Florence dans Ebner, lier ital. 28, 52.

3. D'après SciinoD, Art. Sc/uilzanjelfcsl dans Kirchenlexlcon X, 2015. Les calendriers espagnols i)ubliés par Mh;.\e, LxxxvetLxxxvi, n'ont pas encore la iete des SS. Anges gardiens.

l'invention de la sainte croix 4*27

tion de la fête des SS. Anges gardiens le 27 septembre 1608 et, cédant aux prières de Tempereur Ferdinand II, la prescrivit pour les pays de l'empire.

En 15G7, Clément IX fixa la l'été au premier dimanche de septembre et lui donna une octave. En 1()70, Clément \ l'éleva au rite double et l'introduisit dans le calendrier comme l'été obligatoire dans l'église universelle ; il la fixa au 2 octobre. Cependant en Allemagne -et dans une partie de la Suisse ^ on conserva l'ancienne date. Léon XIII l'éleva au rite des doubles majeurs ; l'octave n'est pas de précepte mais concédée par Induit.

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