Maiîzoiil u. Sciim.li.i;!!, IV
IMais lorsqu'on 306 Constantin devint, après la mort de son père, collèg^ne à Tempire et César, il associa sa mère aux honneurs et la fit venir à la cour. Quand, en 311, il se conveitit au christianisme, Hélène, alors âgée de 64 ou 65 ans, imitant son exemple et docile à ses exhortations, adopta également la religion chrétienne. Les malheurs de famille de son fils Constantin troublèrent les dernières années de sa vie, et la mort de son petit-fils Crépin que C-onslantin, sur les instigations de la marâtre Fausta, fît exécuter en 326, lui causa un chagrin profond i. En bonne chrétienne, elle trouva sa consolation dans l'accomplissement de bonnes œuvres pour lesquelles, dorénavant, elle trouva de fréquentes occasions. Elle mourut en 326. Son corps fut déposé à Rome sur la voie Lavicane. Deux ans plus tard, il fut transporté à Constantinople^. En son honneur Constantin changea le nom du lieu de sa naissance en celui de Ilélénopolis et lui donna celui d'Augusle; sur les monnaies elle porte le nom de « Elavia-Julia-Helena ».
Après sa mort on lui rendit de grands honneurs. A Jérusalem en particulier, sa mémoire fut tenue en honneur par les vierges de cette ville 3. Saint Ambroise l'appelle une femme de bonne et sainte mémoire- Saint Paulin de Noie exalle ses mérites et l'appelle vénérable, et Théodoret qui, du reste, répand déjà sur sa vie de fausses informations, la loue d'une façon exubérante. Son admission au rang des Saintes ne se fit que plus tard et d'une manière isolée. Si nous trou-
1. TiLLEMONT, Hist. cles emp. IV, ait. 0, p. 251 et p. 93 nrt. 6?.
2. NiCEPH. Gall. Hisl. eccl. viu, 3) ; Tillemont, J/e-'m. VII, art. viii, 8.