TiiEOPHANES, Chronogr. éd. Bonn
l'invkntion i)k la saintk croix 429
\ons déjà son nom marqué dans le ménologe de Conslanlinople du vin'- siècle, c'esl à côlé de celui de son fils au jour de la mort de celui-ci (21 mai), preuve que l'auteur ignorait le jour du décès delà mère, et que 'celle-ci ne fut pas vénérée immédiatement après sa mort. Mais tous les deux sont appelés « saints » en cet endroit. Dans rO(*cident, il n'y a pas trace d'un culte quelconque avant le ix*^' siècle; les manuscrits les plus anciens du martyrologe dit hiéronymien ne renferment pas son nom, pas plus que ceux d'Adon et du vénérable Bède. Usuard seulement Ta introduit dans son martyrologe à la date du 18 août K De là cette commémoraison est entrée dans le martyrologe romain, sans cependant être accueillie par les autres livres liturgiques. Si on lit le nom de sainte Hélène sur des graffites ou dans des itinéraires-, ce ne sont pas là des sources autorisées.
Devenu unique empereur, Constantin conçut de bonne heure le plan d'ériger une église au-dessus du Saint Sépulcre à Jérusalem. Or, d'après le récit d'Eusèbe-^, les païens avaient rempli lendroit de décombres, élevé le niveau du sol et érigé par dessus un temple à Vénus. Celui-ci fut d'abord détruit, les décombres furent enlevés et bien profondément sous la surface on découvrit la grotte du saint sépulcre^. Puis fut décrétée la construction d'un temple magnifiipie. La lettre de Constantin à Macaire, évoque de Jérusalem, concernant la construction, est publiée textuellement dans Eusèbe
l.MiGNK, cxxiv, 374: via Lauicana S. Ilelenae, hialris Constcnlini imperaioris. Son corps a d'abord été déposé à l'endroit qu'on appelle aujourd'hui Torre pujnutarra.