V. So/.<»mi:n. ///.s/, ceci. Il, \'.]-] I
o. \.\: Oi ii;\. Oriciis christ, ii. MO?. Xiisim:, Thcol. Lilenilurzciluiuj I8'J4, N. ], p. i:5.
lui la qualification de saints martyrs qui furent mis à mort dans YOrienl. Ceux au contraire qui sont nommés dafis le catalogue du calendrier qui précède, sont pour lui les saints confesseurs de VOccident, par rapport à la Perse ; ce sont par conséquent, ceux de l'empire romain.
La première partie, qui concerne l'Occident, se distingue sous plusieurs rapports de la deinière, qui ne présente pas pour nous un intérêt particulier. Elle a un autre auteur et était écrite primitivement en grec. Si la dernière partie a le caractère d'un écrit purement historique, celle-ci, par contre, est un document liturgique ; celle-là est d'origine persane, celle-ci a été composée dans l'empire romain, probablement à Nicomédie. En usage ensuite à Antioche, elle y reçut des additions et finalement fut traduite en syriaque probablement à Édesse ; elle forme un des documents les plus remarquables de Tancienne littérature chrétienne ; c'est le martyrologe des Ariens.
Comme preuve que le dernier catalogue ([uc le traducteur syriaque nous a conservé a eu son origine dans l'empire romain et, pour préciser, dans la partie orientale de cet empire, nous avons le calendiier dont il y est fait usage. C'est le calendrier julien, où l'on a maintenu la dénornination chaldaïque des mois. Les jours du mois y sont simplement comptés numériquement sans indication de Calendes, ni d'Ides ni de Noues. De plus l'auteur se montre parfaitement ins- Jtruit des choses qui regardent l'empire romain de l'Orient. Huit éveques d'Anlioche lui sont connus ; il en donne le nom et le jour de la mort ; le nom d'Antioclie s'y rencontre vingt-quatre fois. Le nom de Nicomédie
s'y trouve Irenle-deux fois, sans qu'un évèque do celle ville néanmoins soil cilé. Alexandrie esl mentionnée dix-neuf lois, Constanlinople, Rome et Jérusalem deux fois seulement.
Ouant à l'époque où il fut composé, nous trouvons au 15 juillet la mention du nom de révé(iue bien connu de Nisibe, ce qui décide la <iuestiou. Ce personnage a vécu en tout cas après .*^50, époque à laquelle les l^erses assiégèrent Nisibe, et, si I'cmî s'en lient à la date quelque peu indélerminée, il esl vrai, de la chronique de Samuel d'Ani, il tlorissait dans la "283'' Olympiade, c'est-àdire entre 35.'^ et 356 '.
Partant, le martyrologe fut composé entre les années 370 et 40(), ou vers 380, époque à laquelle Tarianisme était, dans la partie orientale de l'empire, la religion dominante.
Le fait qu'Arius, prêtre d'Alexandrie, figure dans le martyrologe, tandis qu'aucun des champions de la foi de Nicée qui vivaient à celle époque n'y a trouvé place, et que de tous les évêques orthodoxes ou n'y voit que Jacques de Nisibe, démontre indubitablement que le martyrologe esl arien et qu'il devait servir les intérêts ariens. Il est probable que Jacques de Nisibe étant orthodoxe et évé(pie d'une ville persane, ne s'est pas trouvé dans le catalogue arien, écrit primitivement en giec et ne se rapportant (|u'à l'empire romain ; et il est permis de supposer (ju'il y a été inséré plus tard par le liaducteur orthodoxe persan.
Le compilateur a eu des prédécesseurs dont il a ulilisé les travaux, en y ajoutant naturellement du sien.