Ilist. eccl. \'I, 3*J, i
FÊTES CIIRÉTIKNNES. — 30.
466 l'anni':^ ECCLr<:si astique
noms d'Ariens, mois ([ue Ijeaiiconp d'entre eux appartiennent à raniiquité catholique. C'est de là surtout que provient l'utilité du document pour l'histoire ecclésiastique ; c'est par là également qu'on s'explique comment il a pu elre composé en partie de Saints persans, qui sont en grande partie catholiques. D'autre part, le catalogue n'est pas un martyrologe complet et, en général, n'est pas même un document historique, mais un écrit liturgique fait par une main peu habile et destiné à servir les intérêts du parti.
Les Goths d'Italie possédaient, eux aussi, un ménologe propre dont le cardinal A. Mai a découvert un fragment. Malheureusement il ne renferme que le mois de novembre. Le fait d'y rencontrer déjà l'apôtre S. André est digne de remarque ; ce nom manque dans le document arien. Du reste le fragment ne renferme que des noms goths; on y cherche en vain les noms de Clément et de Cécile ; c'est une preuve qu'il est exempt de toute influence romaine et qu'il est essentiellement national *.
§ 4L — LE MARTYROLOGE DIT HIÉRONYMIEN (seconde moitié du Vll^ siècle).
Au temps de saint Grégoire le Grand on avait déjà à Rome un catalogue complet des martyrs de l'Eglise universelle, qui n'indiquait que les noms des martyrs et le lieu de leur mort. Il était disposé suivant les jours de l'année. En elîet, Eulogius, à cette époque évêque d'Alexandrie, avait prié le Pape de lui adresser la collection complète des actes des martyrs faite par l'his-