‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 264 sur 299 · LE MARTYROLOGE DE SILOS · texte numérisé non relu

LE MARTYROLOGE DE SILOS

(les Saillis, Anaslase le l^erse n'est, pas encore marqué au "21 janvier à côté de S. Vincent ; le nom de Tapôlre S. Jacques manque et il n'y a point Irace des légendes qu'en Espagne on allaclie au nom de cet apôlre. Il en i-ésulle qu'à l'épocjne où ce livre fui composé, S. .Iac(|ues n'y recevait aucun culte. Pour ces motifs, le premier éditeur, iJom Germain Morin, de l'abbaye de Maredsous, en a fixé la composition vers 650.

Ce livre représente un rite inconnu jusqu'ici, qui ne peut èlrc (pic l'ancien rite de Tolède, d'autant plus que la lèle de l'Annonciation s'y trouve fixée au 18 décembre, ainsi que le prescrit encore le dixième synode de Tolède (can. 1). Le nombre des dimanches de l'Aven t démontre que notre lectionnaire ne suit pas le rite mozarabique ; celui-ci, en etrel, compte dix dimanches de TAvent, huit messes après l'Epiphanie et autant après la Pentecôte. Il est singulier de ne pas y trouver au 27 décembre la fête des saints Innocents et de constater par contre au 8 janvier une fête dite allisio infanliiim. Des fêtes de la Très Sainte Vierge, en usage soit dans l'Église romaine, soit dans l'Église bysantine, il n'y en a encore aucune ; au 3 mai, nous trouvons la fête de la sainte Croix ifesliim s. c/aczi"), maisil manque celhî du 14 septembre. Toutes les messes des Saints ont chacune deux épîtres.

Par son cai'actère indépendant, le martyrologe, ou bien, comme porte le manuscrit, le marlyriim legiiim de Silos occupe une place importante, bien ipi'il soit postéiieur de trois siècles au lectionnair(\ 11 est de Ijeaucouj) plus riche en noms de Saints et, s'il est indépendanl (lu martyrologe dit hiéronymien, il a cependant subi l'influence du martyrologe romain. Les martyrs de

la persécution mauresque sous Abdurrhaman II (850- 860) y figurent en grand nombre ; Thislorien de cette même persécution, le prêlre Eugène de Tolède, martyrisé le 11 mars 859, est également inséré, mais sa fête est fixée au 5 juin, jour de la translation de son corps. Parmi les Saints des temps postérieurs, y a trouvé place saint Pelage de Cordoue, martyr sous Abdurrhaman II, le 26 juin 925. Celte date forme Tune des limites chronologiques extrêmes de la composition du martyrologe ; Tautre est fixée par l'an 1000.

Les additions de seconde main sont les suivanles : au 12 mars : Gregorii papœ ; au 1'^'' mai : transi lus Philippi aposloli, il n'est pas question de saint Jacques le Mineur ; au 28 avril : Pvudentii et socionim ejus ; au 21 décembre : 5. Thomœ apostoli ; et au 22 décembre : translatio corporis S. Isldori. Plusieurs personnages sont insérés, non avec le titre de Saint, mais seulement avec celui de Domnus. Quatre Saints appartiennent à Tolède, dont deux évêques : Julien (f 6 mars 690) et Eugène II (f 29 mai 647) ; au 14 janvier est fixé un autre Julien et au 13 mars la deposilio Leandri. La moitié de tous les noms appartiennent à TEspagne, l'autre moitié se repartit sur Rome et l'Orient. En fait de martyrs francs, il y a Denis de Paris, Afra d'Augsbourg et Boniface de Mayence.

Des fêtes mariâtes, si nous exceptons Tantique fête du 18 décembre propre à l'Espagne, il n'y a que TAssomption, marquée au 15 août. Des processions [lilaniœ) sont marquées au 10 septembre, au 7 novembre et au 15 décembre; en outre un jeûne au 2 janvier. De môme que dans le lectionnaire, le nom de l'apôtre Saint Jacques manque dans le martyrologe. L'évêque Tor-

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