Par contre, tous les deux se trouvent dans le calendrier
de loiis les apôlres. Sainte Anne, mère de la 1res Sainle Vierge, est marquée au 25 juillet, saint Jean-Baptiste au 24 juin et au 29 août. Il est à i*emarqiier que lescjualre premiers grands synodes ont chacun leur jour particulier, tandis qu'ils doivent se contenter d'un jour dans le martyrologe de Gonstantinople. Ce jour est le 16 juillet. Chose singulière, on y voit mentionnés non seulement des tremblements de terre, mais encore des défaites essuyées dans la guerre contre les Perses, les Arabes et les Bulgares, malheureusement sans Tindication du lieu où la bataille avait été livrée, par exemple au 7 et au 20 février, au 23 mars, au 24 mai, etc. Cela dépasse évidemment les limites dans lesquelles devrait se tenir Tauteur d'un écrit liturgique.
Le jour de la fondation de Gonstantinople (11 mai) étant marqué également dans ce ménologe, il faudra considérer aussi cette ville comme étant le lieu d'origine de l'ouvrage ; celui-ci du reste, en accueillant des Perses et des Goths, se distingue de ses devanciers par sa tendance à être catholique ou universel i.
Bien qu'il faille voir un progrès dans l'insertion de noms étrangers, il n'en est pas moins vrai que ce procédé pouvait occasionner de la confusion et donner lieu, plus tard, à des équivoques. En effet, en introduisant dans ces martyrologes des noms de Saints étrangers, on ne s'astreignait pas à la date exacte, maison les fixait arbitrairement en des jours différents de ceux auxquels ils appartenaient. Nous admettons volontiers qu'il pou-
ecclésiasliquc des Syriens : Jacques, fils de Zébédéeau 30 avril, Jacques fils d'Alphée au 9 octobre et Jacques, appelé frère du Seigneur, au 23 octobre et au 28 décembre. \. Reproduit dans Morcelli, I, 69-105.