‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 279 sur 299 · Noua coll. scripl. ueler. \. (Ilomac · texte numérisé non relu

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de leçons tirées de la Sainte Écriture ; mais dès le vi» siècle il existe des traces de leçons tirées des actes des martyrs {Passiones mariyrum) i. Avec le temps, cellesci devinrent plus fréquentes, ce qui mettait de plus en plus en vogue les martyrologes. Quant aux formulaires de messes, nous en trouvons déjà un dans les messes gallicanes les plus anciennes éditées par Mone pour le jour de saint Germain ^ et plusieurs autres dans le martyrologe léonien. Pendant des siècles, les messes des Saints comparées aux messes du Propre du Temps demeurent sans doute en minorité ; néanmoins, plus tard, elles devinrent si fréquentes, qu'on se vit obligé d'extraire des sacramentaires les fêtes qui s'y trouvaient et de les marquer dans des calendriers spéciaux qu'on mit en tête des missels et qui dorénavant en formèrent une partie propre. On doit regarder les livres liturgiques contenant les épîtres et les évangiles comme ayant, sous ce rapport, la môme valeur que les sacramentaires ; on les appelle « lectionnaires ».

Nous nous occuperons d'abord de ceux-ci, puis des martyrologes qui ont une valeur spéciale pour les recherches historiques. Quant aux sacramentaires, comme il en a été déjà question, nous ajouterons ce qu'il convient de dire sur les rapports qu'ils ont avec les fêtes des Saints.

Les lectionnaires de Luxeuil et de Silos montrent clairement qu'au vji« siècle le culte des Saints dans la Liturgie était confiné encore dans d'étroites limites.

1. Par exemple dans Aurélikx d'Ar.LES (f 553). Migne, lxviii, 596 : in mariyrum fesliuilalibiis, etc.

2. Migne. cxxxviii, 881. Mone, Lai. iind griesch. Messen aus dein II bis VI Jahrundert. Frankfurt 1850.

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