‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 281 sur 299 · LES SOURCES OCCIDENTALES · texte numérisé non relu

LES SOURCES OCCIDENTALES

la lilania minor^adopléG dans le rile romain par Léon 111, vers 801, y mancjue également. D'autre pari, les trois grandes fêles de la Sainte Vierge y sont déjà inscrites à leur place respective. Dans la suite, jusqu'au xv« siècle, l'admission de nouvelles fêles de Saints dans le missel romain ne se fit que dans une mesure 1res restreinte .Un missel de 1374 intitulé :orclo missalis secundiim consiieliidinem Romanae ciiriae^ que possède la bibliothèque de la cour de Munich, comparé avec le sacramentaire grégorien, plus récent de 500 ans, présenle seulemenl une augmentation de vingt-cinq fêles de Saints.

Un lectionnaire important pour la Liturgie a élé édité par F. Jean Fronleau^ chancelier de l'Université de Paris, d'après unmanuscril magnifique, écrit en letlres d'or, de l'église Sainle-Geneviève de Paris ^. L'éditeur le donne avec raison pour un lectionnaire de la ville de Rome, parce que les églises stationales de Rome y sont partout indiquées et qu'il ne renferme à peu près que des Saints de la ville de Rome. La circonstance que la fête de Sainte Pélronille (31 mai) n'a pas encore Irouvé place, esl décisive pour fixer l'époque de l'origine de ce document. Grégoire IV, en elïet, le premier ajouta aux aulres églises stationales celle du cimetière de Sainte Pélronille ^. Avant celte époque, Pélronille passailbieii pour Sainle, mais sa fête n'avait pas encore sa place dans la Liturgie, car il ne se tenail pas de station dans son église, ni dans son cimetière. La litania minor ou les Rogations des trois jours qui précèdent l'Ascension,

1. Calendarium Romanum noiKjenlis annis antiquius, edidit F. JoH. FiioNTo, Parisiis 1652. Le litre Calendarium n'est pas bien clioisi.

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