Wandelbert, éd. Mkine cxxi, 577 ; cf. cxix
FÊTES CHRÉTI2NNES. — 33.
après Bède el avant l'apparition du grand martyrologe d'Adon, doit paraître bien surprenante.
La vingt-cinquième année de l'empereur Lothaire P'', c'est-à-dire en 848, parut une édition en vers du martyrologe de Bède, due au moine Wandelbert dePrum. Bien qu'il n'ait d'importance ni pour l'histoire, ni pour le développement des fêtes, il peut cependant être utilisé dans l'étude de l'histoire locale K
Il faut attribuera la même époque environ le martyrologe du Culdéer (Kele-Di) Oëngus ou Aëngus, écrit dans la langue irlandaise antique (celtique). On ne sait rien de la vie de l'auteur, sinon qu'il fut moine du couvent de Gonenagh, et qu'il vivait au ix« siècle. Il est composé en vers rimes; il embrasse l'année entière et contient principalement des noms de Saints irlandais 2. L'ouvrage semblable deGorman, abbé du couvent près Louth, dans le comté de Leinster, est beaucoup plus récent. Il a été écrit dans les années 1166 à 1174, en vers sans rimes 3.
1. Il faut dire la même chose des autres ouvrages cités ; ainsi Florus marque au 10 octobre S. Géréon avec 315 compagnons qui manquent dans Bède ; mais sainte Ursule lui est encore inconnue. Par contre, Wandelbert mentionne au 21 octobre des multitudes de Vierges au nombre de plusieurs mille, que le tyran aurait massacrées à Cologne, et dont les trophées brillent sur les bords du Rhin. Les compagnons donnés à S. Géréon sont: Cassius, Florentius et Victor (Migne, xciv, col. 1067, 1078; cxxi, col. 614).
2. Edité dans Transactions of Royal Irisli Academy, I, (Dublin 1880) avec introduction, version anglaise et notes par Whitley Stokes.
3. Edité par le même sous le titre : Felire hui i gorman : The Martyrolofjy of Gorman, dans les publications de la Bradshaw Society, London 1895. — Cf. Analecta Bollandiana xni, 193. — Bellesheim, Geschiscliie der kalholischen Kirche in Irland, I, 339 suiv.