Laemmer, L c
LKS MAUTVllOLOGES D'AHON, ETC. 521
râleurs dix autres savants parmi lesquels il faut citer César Baronius et Tastronome Aloys Lilius. Baronius devint l'âme de l'entreprise el, après trois ans de travail, on acheva le Marlyrologiam Bomaniun Gregorii XIII qui, par décret du 14 janvier 1584, fut prescrit, à l'exclusion de tout aulre, pour l'usage de l'office canonique au chœur. Baronius prit pour base de son travail le martyrologe d'Usuard, ([u'il corrigea et compléta à l'aide des documents qui existaient alors. S'il avait eu à sa disposition les documents qui parurent plus tard et, à plus forte raison, ceux que nous possédons aujourd'hui, son travail eût été meilleur ; un bon nombre des erreurs précédentes y restèrent. D'ailleurs, les éditeurs étaient loin de prétendre à une correction absolue ; dans les éditions subséquentes, et déjà dans celle de 1586, ils firent des corrections. Il n'est même pas nécessaire de regarder comme Saints au sens liturgique tous les personnages marqués dans le martyrologe romain et l'admission dans ce catalogue, selon la définition de Benoît XIV, ne doit nullement être prise pour Téquivalent de la canonisation ^. Depuis Baronius, le martyrologe officiel n'a pas été refait, mais la science, pendant ce temps, n'est pas demeurée inaclive. Elle a corrigé et expliqué beaucoup de détails et, quant à l'ensemble, elle a reconnu les principes qui doivent guider l'explorateur dans le champ de l'hagiographie des temps plus anciens, savoir : 1" qu'il faut remonter partout auxsources les plus anciennes el 2^ donner la pré-
1. Bkned. XIV, De seruorum Dei bealificalione I, 43 et iv, '2, 17. — N. Paulus, Marlijrnl. und lireuicr ah liislor. Qiiellen dans Katlwlik, 1900, 1,350.
férence aux documents officiels locaux, s'il y en a, toutes les fois que les documents se contredisent.