‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 34 sur 299 · TnoMASSi.N, I, 131 suiv · texte numérisé non relu

TnoMASSi.N, I, 131 suiv

40 LES FÊTES DE l'ÉGLISE EN GÉNÉRAL

tion à la célébration de la fête en question. Finalement^ le pouvoir séculier et le Saint Siège s'y intéressèrent et ainsi se trouva sanctionné le nouveau jour de fête. Mais les choses n'allaient pas toujours jusque-là. En maints cas la fête demeura circonscrite dans les limites du diocèse. De ce fait il y eut des divergences dans le détail et des incertitudes dans l'ensemble. Avec le temps ces inconvénients devinrent de plus en plus sensibles au point qu'Urbain VIII, dans la Constitution de 1642, Universa per orbem, fît aux évêques la recommandation de ne plus faire à l'avenir usage de ce droit, lequel, de nos jours, sans être à proprement parler supprimé, doit passer pour être complètement suranné ^.

D'ailleurs, le fait qu'autrefois les évêques avaient le droit d'instituer dans leurs diocèses respectifs de nouvelles fêtes ou bien encore d'en empêcher la célébration, est de la plus haute importance dans toute recherche historique sur cette matière, et l'écrivain ne doit pas le perdre de vue un seul instant. Sans cette précaution, l'origine et le développement historique de certaines fêtes particulières et, partant, de l'ensemble de l'année ecclésiastique risqueraient de demeurer inintelligibles -.

Si l'on considère que ce point de droit, entré dans Tu-

Page 1