Bull. Rom. Gonlin. ix, Romae
liciter auprès de Pie VI une nouvelle réduction des fêtes. Conséquemment le même Pontife transféra au dimanche suivant, les deux fêtes de la Sainte Vierge célébrées le 15 août et le 8 septembre ; d'autre part, sur le désir spécial du roi, il fit un jour de fête du mercredi de la troisième semaine après Pâques, jour de pénitence et de supplication en vue de demander à Dieu une abondante récolte. Cependant, afin d'avoir une sorte de compensation pour les fêtes supprimées des apôtres et des saints, il fut décrété qu'on conserverait à l'avenir au 29 juin la commémoraison de tous les Apôtres et au 26 décembre celle de tous les Saints Martyrs, ainsi que l'avait déjà ordonné Clément XIV ^.
L'ordre des fêtes ainsi modifié demeura en vigueur pour la Prusse. Un Bref de Léon XII en date du 2 décembre 1828, l'élendit aux pays nouvellement réunis à la couronne. Par là même une augmentation considérable de fêtes fut amenée dans les pays de la rive gauche du Rhin, lesquels n'avaient eu, sous la domination française, que les quatre fêtes napoléoniennes. Pour empêcher cette augmentation de faire tort aux classes ouvrières des centres industriels, vivant au milieu d'une population protestante, il fut en outre consenti, sur la demande de l'archevêque von Spiegel, que dans ces pays il serait permis de vaquer aux œuvres serviles après l'assistance à la Messe, à toutes les fêtes nouvellement ajoutées par le Bref de Léon XII. Étant donné l'esprit religieux qui règne dans presque tous les pays en question, on fit peu usage de cette permission, et on peut
1. Les Brefs cités de Clément XIV, de Pie VI et de Léon XII sont publiés dans Dumont, Sammlang kirchlicher Erlasse fuer die Erzdioezese Koeln^ 2* éd. p. 199 suiv.
la regarder comme abolie. Telle est l'origine de l'ordre des fêles encore actuellement en vigueur eu Prusse. Un seul changement y a été opéré relativement au jour de pénitence et de supplications lequel, en 1893, fut remis au mois de novembre. Les catholiques acceptèrent cette translation et célèbrent en ce jour, comme fête mobile, la Présentation de Marie au Temple.
Mais ce fut la révolution française qui opéra les changements les plus profonds dans cette matière. Par décret du 5 octobre 1793, la Convention abolit pour le territoire français le calendrier chrétien et en introduisit un nouveau. Les années devaient être comptées à partir de l'établissement delà République, c'est-à-dire à partir du 22 septembre 1792 ; en même temps on supprima la division des semaines et on divisa en trois décades les mois, lesquels devaient uniformément n'avoir que trente jours. Les Français se servirent de ce calendrier jusqu'au 1^"^ janvier 1806. Pendant qu'il était en vigueur, Napoléon entreprit la réorganisation des affaires religieuses en France. Pour ce qui regarde l'ordre des fêtes, cette réorganisation conserva jusqu'à nos jours les traces de cette époque. En effet, l'Église dut tenir compte de l'état des choses existant et consentir à ce que toutes les fêtes tombant pendant la semaine fussent abolies ou transférées au dimanche. D'après le décret du Cardinal-Légat Caprara, daté de Paris du 9 avril 1802, il n'en resta que quatre dans toute l'année, à savoir : Noël, l'Ascension de Jésus- Christ, l'Assomption de la Très sainte Vierge (le 15 août était en même temps la fête de Napoléon) et la Toussaint. Le décret avait force de loi pour toute la France d'après son étendue à cette époque, y compris par con-
séquent les Pays-Bas et toute la rive gauche du Rhin. Le tableau suivant nous donne un aperçu sur la situation actuelle. On y voit indiqués tous les jours de fOte qui, dans les dilïerents pays, sont célébrés avec prohibition des œuvres serviles. Abstraction faite de son utilité pratique, ce tableau est encore instructif à deux autres points de vue. D'abord il fait voir que la durée de temps accordé aux intérêts religieux est déterminée par les conditions sociales et répond à l'ensemble de l'état de civilisation dans les différents pays ; puis il montre de quelle manière les événements politiques ont eu leur contre-coup sur le terrain religieux. Ce dernier fait éclate surtout dans le Protestantisme, où, dès le commencement, deux courants opposés se font jour, l'un favorable aux fêtes dans le luthéranisme, l'autre contraire aux fêtes dans le calvinisme. Luther voulait conserver toutes les fêtes du Seigneur ; même les fêtes de l'Epiphanie, de la Purification et de l'Annonciation trouvèrent grâce devant lui, comme étant des fêtes du Seigneur. Seules les fêtes des Saints et les deux fêtes de la Sainte Croix devaient être supprimées. Certains gouvernements laïcs tolérèrent encore d'autres fêtes, comme celles de saint Michel et de saint Jean- Baptiste. Le règlement ecclésiastique de Brandebourg garda les fêtes des Apôtres, voir même la Fête-Dieu, mais sans procession, ainsi que l'Assomption de la sainte Vierge, cette dernière en faveur « du bas peuple ouvrier des campagnes » ^. La Saxe électorale et le Wurtemberg avaient un ordre de fêtes semblable. Le Calvinisme, au contraire, avec son air plus sévère, ne
L Alt, p. 4G1.
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voulait admettre que Noël, Pâques et la Pentecôte. Le progrès et l'influence prédominante de cette secte se manifestèrent peu à peu dans les règlements des fêtes, spécialement à partir de l'union avec la Prusse ; le calendrier de 1895 de la soi-disant église évangélique nationale ne reconnaît comme fêtes de précepte que les trois principales, chacune avec le jour qui suit, le P^ jour de Tan, l'Epiphanie, le Vendredi saint, l'Ascension de Jésus-Christ et le jour de pénitence et de supplication. Contrairement aux principes du Calvinisme, la Haute église d'Angleterre a conservé un calendrier des fêtes richement doté ^.
Tableau des fêles acliiellement en vigueur dans les différents pays chrétiens.
A Rome on fête : Noël, Pâques, la Pentecôte, chacune de ces fêtes n'a qu'un jour ; le premier de Tan, l'Epiphanie, la Purification, saint Joseph (19 mars), l'Annonciation, l'Ascension, saint Philippe Néri (26 mai), la Fête-Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption (15 août)^ la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint, l'Immaculée Conception et saint Jean l'Évangéliste (27 décembre). — La loi civile du royaume d'Italie ne reconnaît que les fêtes suivantes comme fêtes légales : l'Epiphanie, l'Ascension, la Fête- Dieu, saint Pierre et saint Paul, les fêtes de la sainte Vierge du 15 août, du 8 septembre et du 8 décembre, Noël et la fête patronale de la ville et du diocèse.
La France ne reconnaît que les quatre fêtes suivantes
1. Outre les trois fêtes principales, on compte 26 jours. Cfr. les tableaux dans le Commun prayer book.
concédées par le Concordat de Napoléon I : Noël, l'Ascension, l'Assomplion et la Toussaint. Quatre autres fêtes sont transférées au dimanche quant à la célébration solennelle in choro ; ce sont TÉpiphanie, la Fête-Dieu, les Saints Apôtres Pierre et Paul et la fête patronale. Toutes les autres fêtes sont supprimées. En Belgique, dans le grand-duché de Luxembourg, dans le Luxembourg hollandais et à Meisenheim,au diocèse de Trêves, on se contente encore jusqu'à nos jours de ce règlement tronqué.
\\n Autriche, les pays cis et transleithans ont les mêmes jours de fête : Noël, Pâques et la Pentecôte, deux jours pour chacune de ces fêtes, le premier de l'an, l'Epiphanie, la Purification, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, les saints Pierre et Paul, l'Assomption, la Toussaint et ITmmaculée Conception. Les fêtes patronales furent transférées au dimanche suivant, par Joseph II, mais les fêtes des patrons régionaux se célèbrent le jour de l'incidence dans les différents pays de la couronne. Ce sont, dans l'Autriche au-delà et en deçà de rinn, la fête de Saint Léopold ; dans l'Autriche supérieure, saint Florian ; dans la Moravie, les saints Cyrille et Méthode ; dans la Silésie, sainte Hedwige ; dans la Bohême, saint Wenceslas et saint Jean Népomucène ; dans la Galicie, saint Stanislas et saint Michel ; dans la Styrie, la Carinthie, la (^arniole, le littoral, à Salzbourg, dans le Tyrol et le Vorarlberg, saint Joseph ; dans la Slavonie, saint Jean-Baptiste ; dans la Hongrie, saint Etienne, confesseur ; dans la Croatie, saint Élie ; en Transylvanie, saint Ladislas ; à Salzbourg, saint Rupert ; dans la Dalmatie, saint Jérôme ; à Gorilz, les saints Mermagoras et Fortunat.
Dans les huit provinces anciennes de la Prusse^ la loi reconnaît les fêtes suivantes, ainsi qu'il a été dit plus haut : Noël, Pâques et la Pentecôte, chacune de ces fêtes avec le jour qui la suit, le premier de l'an, l'Epiphanie, la Purification, l'Ascension, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, la Toussaint, le jour de pénitence et de supplication, l'Annonciation et l'Immaculée Conception. Dans l'archidiocèse de Posenon célèbre encore la Nativité et TAssomption de la sainte Vierge ainsi que le jour de saint Stanislas ; à Gnesen le patron du diocèse est saint Georges et on en fait la fête. Les provinces nouvellement incorporées à l'État ont dû accepter également le jour de pénitence et de supplication.
Dans la province de Hanovre^ qui comprend les diocèses de Hildesheim et d'Osnabrûck, on célèbre, en dehors des fêtes en usage en Prusse, la Nativité de saint Jean-Baptiste, l'Assomption et la Nativité de la sainte Vierge, ainsi que saint Michel et les patrons régionaux, saint Bernard et saint Martin.
Pour les pays des missions septentrionales (diocèse d'Osnabrûck), il faut retrancher de la liste des fêtes qui viennent d'être nommées, les suivantes: la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, ainsi que toutes les fêtes de la sainte Vierge. Il ne restera que : Noël, Pâques et la Pentecôte, chacune de ces fêtes avec le jour qui suit, le premier de Tan, l'Epiphanie, l'Ascension, la Fête-Dieu et la Toussaint. Ce règlement est valable pour Brème, Hambourg, Lubeck, le Sleswig-Holstein, les deux Meklembourg et le Danemark.
Dans la Bavière, on observe les fêtes suivantes : Noël, Pâques et la Pentecôte, chacune de ces fêtes avec son
lendemain, le premier de Tan, l'Epiphanie, la Purification, saint Joseph, l'Annonciation, FAscension, la Fête- Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption et la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint et Tlmmacnlée Conception. Quelques diocèses de la Bavière célèbrent encore la fête de leurs Patrons spéciaux.
Dans le Palalinat (diocèse de Spire), on retrouve, dans l'ordre des fêtes, des traces de la domination française. On n'y observe que le premier de l'an, l'Ascension, la Fête-Dieu, l'Assomption et la Toussaint, Pâques, la Pentecôte et Noël (deux jours).
Dans le royaume de la Saxe^ les fêtes obligatoires sont : le premier de l'an, l'Epiphanie, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Nativité de la sainte Vierge et son Immaculée Conception, la Toussaint, Noël, Pâques et la Pentecôte, avec deux jours pour chacune de ces fêtes.
Dans les provinces ecclésiastiques du Haut-Rhin, le règlement des fêtes diffère beaucoup d'un diocèse à l'autre.
Dans le Wiirlemberg^ diocèse de Rottenbourg, on observe : le premier de l'an, l'Epiphanie, la Purification^ l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption et la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint et l'Immaculée Conception, Noël, Pâques et la Pentecôte avec deux jours pour chacune de ces fêtes.
Dans le Grand Duché de Bade^ diocèse de Fribourg, on célèbre les cinq grandes fêtes de la sainte Vierge au jour de l'incidence , de môme la fête de saint Joseph.
Les autres fêtes chômées sont les mêmes que dans le Wurtemberg, à Texception de la Nativité de saint Jean Baptiste (24 juin).
Dans le Nassau et la Hesse électorale^ comprenant les diocèses de Fulda et de Limbourg, on célèbre : Noël, Pâques et la Pentecôte, chacune de ces fêtes avec son lendemain, puis le premier de Tan, l'Epiphanie, la Purification, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption^ la Toussaint, puis le jour de pénitence et de supplication en usage dans la Prusse et, dans le diocèse de Limbourg, le Titulaire de rÉglise au jour de son incidence.
Dans le grand-duché de Hesse, formant le diocèse de Mayence, l'ordre des fêtes en vigueur est celui du Palalinat.
Puis vient l'Alsace-Lorraine avec les quatre fêtes reconnues en France. Un décret du gouvernement en date du 10 octobre 1887 y adjoignit « comme jours de fête dans le sens de loi d'empire et comme jours de fête excluant les œuvres serviles dans le sens du code de procédure civile, le Vendredi Saint, le lundi de Pâques et de la Penlecôle ».
Pour les catholiques d'Angleterre, Pie VI, par son Bref du 9 mai 1777, laissa subsister comme jours de fête : Pâques et la Pentecôte, chacune avec son lendemain, Noël, le premier de Tan, l'Epiphanie, l'Ascension, la Fête-Dieu, l'Annonciation et l'Assomption de la sainte Vierge, saint Pierre et saint Paul, la Toussaint et la fête du patron du pays. Aujourd'hui on observe : Pâques, la Pentecôte et Noël, un jour pour chacune de ces fêtes, le premier de l'an, l'Epiphanie, l'Ascension, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, FAssomp-
tion et la Toussaint. Pour l'Ecosse il faut ajouter encore saint André et pour l'Irlande saint Patrice ainsi que le 25 mars. Le 8 décembre n'est célébré que dans Tintérieur des églises.
Dans la Hollande, on observe comme fêtes chômées, dans les diocèses d'Ltrechl et de Harlem, le deuxième jour des trois grandes fêtes principales ; puis la Circoncision, l'Epiphanie, FAnnoncialicn et TAssomption de la Sainte Vierge. Quant à la Purification, la Nativité de la Sainte Vierge et l'Immaculée Conception, il y a seulement l'obligation d'assister à la messe, tandis que, dans le diocèse de Bréda et de Bois-le-Duc, ces trois jours sont vraiment obligatoires.
La Suisse nous fournit un tableau intéressant à cause des grandes variétés qu'elle nous offre sur un territoire restreint. Les ordres de fêtes, les uns richement pourvus, les autres plutôt mesquins, sont, dans les divers diocèses, les suivants : Bâle-Soleure : Noël, le premier de l'an, l'Epiphanie, la Purification, la Fête-Dieu, l'Assomption, la Toussaint et l'Immaculée Conception. Dans le canton de Lucerne, on observe en outre la fête de saint Joseph et l'Annonciation ; cette dernière est obligatoire dans le canton de Zug. Les trois fêtes principales n'ont qu'un jour. — Le diocèse de Cozre?, comprenant les cantons des Grisons, de Schwyz, Uri, Unterwalden, Zurich, Claris et la principauté de Lichtenstein, observe les trois fêtes principales, chacune avec deux jours, puis le premier de l'an, l'Epiphanie, la Chandeleur et saint .loseph. Les deux derniers jours cependant ne comptent pas comme jours de fête dans le canton de Zurich, ni l'Annonciation dans les cantons de Zurich et de Schwyz. L'Ascension, la Fête-Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste et saint
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Pierre et saint Paul ne sont pas observés dans les deux cantons qui viennent d'être nommés. L'Assomption et la Toussaint sont observées partout, mais la Nativité de la sainte Vierge n'est observée ni à Zurich ni à Schwyz; le 8 décembre est observé partout, à l'exception du canton de Zurich. A ces fêtes il faut ajouter les fêtes patronales suivantes : saint Fridolin (6 mars) dans le canton de Claris; saint Nicolas de Flûe (21 mars) à Unterwalden ; saint Martin, avec Octave, à Schwyz et à Uri, saint Lucius (3 décembre) à Goire. — Saint Gall, comprenant les cantons de Saint-Gall et Appenzell, observe: l'Epiphanie, la Chandeleur, l'Ascension, la Fête-Dieu, l'Assomption, la Toussaint et le 8 décembre, les trois fêtes principales chacune avec deux jours et la fête de saint Gall (16 octobre) comme patron du diocèse. — Genève-Lausanne^ comprenant les quatre cantons français, observe : le premier de l'an, l'Epiphanie (excepté dans les cantons de Genève et de Vaud), la Chandeleur, l'Annonciation (excepté dans les cantons de Vaud et de Neuchâtel), l'Ascension, la Fête-Dieu, l'Assomption, la Toussaint et le 8 décembre (excepté dans les cantons de Genève, Vaud et Neuchâtel). Les trois fêtes principales n'ont chacune qu'un jour; ce qui a lieu également dans le canton du Valais, au diocèse de Sion. Celui-ci observe à son tour : le premier de Fan, l'Epiphanie, la Chandeleur, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul^ l'Assomption, la Nativité et l'Immaculée Conception de la sainte Vierge et saint Maurice comme Patron régional (22 septembre).
La Pologne russe observe : les trois fêtes principales, chacune avec le jour suivant, le premier de Tan, l'Épi-
phanie, la Chandeleur, saint Joseph, l'Annonciation, l'Ascension, la Fèle-Dieu, la Nativité de saint Jean- Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint, l'Immaculée Conception et saint Stanislas comme l-'atron régional. Mais cette dernière n'est pas reconnue par les autorités civiles, ni prise en considération dans les écoles, étant regardée comme fête de la nation polonaise.
UEspagne observe : le premier de l'an, l'Epiphanie, la Chandeleur, saint Joseph, l'Annonciation, Pâques, TAscension, la Pentecôte, la Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint, l'Immaculée Conception et Noël. Les trois fêtes principales n'ont qu'un jour.
Le Portugal a : les trois fêtes principales avec un jour seulement, le premier de l'an, l'Epiphanie, la Chandeleur, saint Joseph, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête- Dieu, la Fête du Sacré-Cœur de Jésus, saint Antoine de Padoue (13 juin), saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Toussaint, l'Immaculée Conception. Avant la dernière réduction on comptait encore comme jours de fête la Nativité de la sainte Vierge et le Jeudi saint à partir de midi jusqu'à midi du vendredi saint. La ville de Lisbonne célèbre encore saint Vincent (22 janvier) comme Patron de la ville.
Les Elats-Unis d'Amérique n'ont que six jours de fête chômés qui peuvent tomber en semaine ; toutes les autres sont transférées au dimanche. Ce sont: Noël, le premier de l'an, l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint et le 8 décembre. Les trois fêtes principales n'ont chacune qu'un seul jour. Le nombre des fêtes étant, pendant les premiers temps, différent dans les états de l'Union,
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on chercha à obtenir Tuniformité et le concile plénier de Baltimore voulait en 1852 ne garder que les quatre fêtes obligatoires en France. Mais Rome ne s'en contenta pas, et, en 1866, on adopta les six fêtes indiquées. Le synode provincial de Cincinnati, tenu en 1861, consentit à accepter encore TÉpiphanie, TAnnonciation et la Fête-Dieu.
Le Brésil (Bahia) a : les trois fêtes principales, chacune n'ayant qu'un jour, le premier de l'an, l'Epiphanie, la Chandeleur, l'Annonciation, l'Ascension, la Fête-Dieu, la Nativité de saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, l'Assomption, la Nativité de la sainte Vierge, la Toussaint et l'Immaculée Conception ^.
1. A titre de curiosité, voici les fêtes observées par les schismatiques russes. Les grandes fêtes sont : Pâques, la Pentecôte, Noël, le premier de Tan, l'Epiphanie, l'Ascension, la Transfiguration, la Chandeleur, l'Annonciation, la Présentation de la sainte Vierge, l'Ascension de Notre-Seigneur et l'exaltation de la sainte Croix (14 septembre), naturellement suivant le calendrier Julien. A ces fêtes il faut ajouter comme particularités les fêtes suivantes : les trois fêtes appelées fêtes du Jourdain c. a. d. bénédiction de l'eau et les treize fêtes appelées de gala, c. a. d. commémoraison de la dynastie (cfr. Klrchenlexicon, x, 1399). De même les non-unis de l'Autriche-Hongrie célèbrent encore leurs fêtes d'après le calendrier Julien, si bien que, dans les pays de religion mixte, chaque fête est régulièrement célébrée deux fois.