SON NOM ET LA I^LUS ANCIENNE LITTÉRATURE SUR CE SUJET
Quand il s'agit d'étudier ce qui fait l'objet de l'année ecclésiastique, il faudrait commencer par la fête de Noël, comme étant la fête de la naissance de Jésus-Christ. En efl'et, Tannée ecclésiastique n'est en substance que le renouvellement abrégé des faits les plus importants de la Rédemption et la reproduction sans cesse renouvelée des principales circonstances de la vie du Sauveur. Mais lorsque Tannée ecclésiastique, comme telle, devient elle-même l'objet de la science, il convient de commencer parla fête de Pâques, surtout si Ton veut pro-
céder selon la méthode historique. En effet, considérée au point de vue chronologique, elle existait dès l'origine et forme la base naturelle de tout l'ensemble. Elle ne s'est pas établie comme beaucoup d'autres fêtes, avec le temps, mais elle se rattache immédiatement à l'ancienne Alliance, de sorte qu'elle peut être appelée, dans le sens le plus strict du mot, une institution faite par une main supérieure qui dirige les choses d'après ses vues. Pour l'instituer, pas n'était besoin de prudence ou de piété humaine, car elle avait été introduite par la main du Tiès-Ilaut.
La fête de Pâques est la fête principale du christianisme, la première et la plus ancienne de toutes, le fondement sur lequel repose l'année ecclésiastique, le point de jonction qui la relie aux fêtes de l'Ancien Testament et le point de départ sur lequel se règle la date des autres fêtes mobiles. Déjà les Pères de l'Eglise la nommèrent la fête principale. Ainsi saint Léon le Grand dit d'elle : in omnibus sollemnilaiibiis christianis non ignorarnas paschale Sacramentiim esse prœcipiium i, et il en donne cette raison que l'Incarnation et la naissance du Fils de Dieu sont les prémisses de ce mystère, et que le motif pour lequel Jésus-Christ est né d'une femme ne fut autre que celui de se laisser attacher pour nous à la Croix ^. D'autres Pères de l'Eglise et le martyrologe romain rappellent la fête par excellence (/es/w/Ti festorum ; solemnitas solemnitatiim).
Quant à l'étymologie, le mot allemand Osîern doit être dérivé de Oslra^ en anglo-saxon Easlre^^ nom de la
L Serm. 47, in Exod.