Serm. 48, c
3. Beda, De rai. temp., i, 5 ; en anglais Easler, Easlerday : Oslern.
déesse du printemps chez les anciens Saxons, lequel s'est conservé dans maint nom de localité (Osterode, Osterberg, etc.). En son honneur on allumait au printemps des feux, appelés Oslerfeiier. La langue latine n'employait d'abord dans sa Liturgie que le nom de Dominica resiirreclionis, et non le nom de pasc/ia. Le mot Pcischa n'a rien de commun avec le terme grec -r.oLT/M, mais il est la forme aramaïque pour pesafi = passer, en hébreu nriDS pour nos. Dans les temps chrétiens, Tassonnance des deux mois pasc ha el Passio rappelait assez facilement ce qui, poumons, fait l'objet de la célébration de la Pâque, et on y voyait sans doute également un jeu de mots. Dans le Pentateuque, le mot j)asclia n'est employé que dans le sens proprement dit et il signifie Iransitiis, passage ^.
Quand on traile de la fêle de Pâques, il convient d'en éludier avant tout l'antiquité ; puis d'établir les rapports tant intrinsèques que chronologiques avec la Pàque juive et de mettre en lumière que le lien entre les deux est la mort et le jour de la mort de Jésus-Christ ; d'examiner enfin la nature et la durée de la fête, la période qui la précède ou le Carême, et celle qui la suit ou l'Octave.
Pour ce qui est de l'antiquité et de la mention de la fête pascale dans les sources de la littérature ecclésiastique, il faut remarquer que les Pères Apostoliques n'en parlent pas ; mais ce silence est un pur hasard. Elle n'est mentionnée que dans la lettre interpolée de saint Ignace aux Philippiens^ (c. 14). Le passage en question renferme une polémique contre les quartodécimans, ce f[ui, à lui seul, indique une origine postérieure de