Pair. Ap. opp. éd. Funk, ii
répître. Il n'en est pas question davantage dans la didaché el dans les homélies pseudo-clémentines.
Chez les Apologistes, il en est fait mention par saint Justin dans son dialogue avec Tryphon (c. 40 et 111), mais elle manque dans les deux Apologies. Clément d'Alexandrie ne mentionne que la Pâque juive, non la Pâque chrétienne. Mais, Méliton de Sardes composa un écrit spécial sur la célébration de la Pâque à l'époque où Servilius Paulus était proconsul d'Asie, car, dans ce temps il s'était élevé une controverse à Laodicée relativement à cette fête. Clément d'Alexandrie ^ écrivit, pour combattre Méliton qui partageait les erreurs des quartodécimans.
Lorsqu'en 198, la question de la divergence entre les Asiatiques et le reste de l'Église par rapport à la célébration de la Pâque fut soulevée, elle donna lieu à un échange officiel de lettres, auquel prirent part le Pape Victor et Narcisse, évêque de Jérusalem, Polycrate d'Ephèse, Bacchylus de Corinthe, Irénée et autres intéressés à la question. Ce dernier composa un écrit spécial sur la matière, intitulé d'après les uns De Paschaie^ selon les autres De schismaie. Cet écrit est malheureusement perdu. Dans les fragments qui lui sont faussement attribués, la fête pascale est mentionnée dans les fragments m® et iv^.
La mention de la fête de Pâque est plus fréquente chez Tertullien. Pour ce qui est du nom, il faut avant tout faire observer que, chez cet écrivain, le mot Pâque ne signifie pas l'unique jour de la fête, mais une période plus étendue, pendant laquelle on jeûnait