Viîa Conslantini, ni, 17 suiv
gens de sa maison, à ses enfants et à ses domestiques, la signification de la fêie^.
La manière dont devait se passer la fête était marquée avec précision et dans tous les détails. En effet, le dixième jour du premier mois (ou du mois de Nisan, comme il fut appelé plus tard), chaque chef de maison devait choisir dans son troupeau ou, s'il n'en avait pas, acheter un agneau âgé d'un an, sans tache, du sexe masculin et le tenir prêt pour la solennité.
Le soir du 14*" jourde Nisan, Tagneau devait être tué, rôti et mangé dans la même nuit par les gens de la maison qui devaient se tenir debout. En même temps on devait manger du pain azyme, des herbes amères, et il n'en devait rien rester^. A partir de ce moment jusqu'au 21® jour de Nisan inclusivement, on ne devait manger que du pain azyme. Pour cette raison, le temps qui s'écoulait entre le 15 et le 21 Nisan s'appelait « jours des pains azymes ». Le premier et le dernier jour, c'est-à-dire le 15 et le 21 de Nisan, étaient surtout observés religieusement, et toute œuvre servile était prohibée ^. Pendant toute la semaine de Pâque on offrait chaque jour des holocaustes, des oblations et des sacrifices d'expiation pour tout le peuple, et, en outre, certains fidèles faisaient des sacrifices spéciaux pour leur personne. Mais le 16 du mois de Nisan, qui était le second jour de la Pâque, se distinguait par un sacrifice d'un genre spécial ; c'était le sacrifice de la nouvelle récolte. Il devait consister dans l'offrande d'une gerbe d'épis mûrs d'orge, et du sacrifice d'un agneau d'un an^. En effet, dans la Pa-