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lesline, l'orge mûrit en mars. Le précepte d'oiïrir le sacrifice d'orge sert en même temps pour marquer l'époque dans laquelle doit tomber la Pûque. Celle-ci est donc en ([uelque manière liée à un phénomène naturel invariable ; chose importante, étant donné la variabilité, chez les Hébreux, du commencement de l'année.
Certains détails prescrits dans le sacrifice de l'agneau sont des allusions à la mort expiatricc du Messie. Les impostes devaient être teintes du sang de l'agneau afin que l'ange exterminateur passât outre, et aucun os ne devait être brisé à l'agneau. 11 faut y ajouter d'autres traits de moindre importance qui corroborent et complètent, comme l'ont fait remarquer déjà quelques Pères de l'Église, la connexion intime qui relie le sacrifice pascal au sacrifice de la croix.
Isaïe, décrivant, dans ses prophéties, la Passion du Messie, appelle celui-ci l'Agneau du sacrifice, choisi par Dieu, qui porte les péchés d'autrui ^. Déjà Jean- Bapliste, pour le même motif, désignait Jésus comme étant l'agneau de Dieu qui efface les péchés du monde ; et ce lien idéal vient naturellement et fréquemment sous la plume des écrivains du Nouveau Testament. L'évangéliste saint Jean confirme formellement le caractère figuratif du rite pascal, en appliquant à Jésus crucifié le passage : « Vous ne lui briserez aucun os » 2, et en constatant l'accomplissement de ce texte dans l'omission du criirifragium ou brisement des os 3. Saint Paul déclare sans ambages et d'une manière générale que le sacrifice de Jésus-Christ a pris la place de la Pâque