‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 46 sur 299 · JOAN., XIX · texte numérisé non relu

JOAN., XIX

juive, et il attribue également une signification figurative au pain azyme i. 11 semble que l'Apôtre ne trouve rien à redire à la tenue d'un banquet pascal de la part des chrétiens, lui qui, en d'autres endroits, s'élève fortement contre la participation à des usages juifs, tels par exemple que la célébration du sabbat et des pleines lunes 2. Quant aux Pères de l'Église, qu'il suffise d'en appeler à Justin et à Tertullien •^. Ces Pères voient un' symbole dans cette circonstance que l'agneau pascal était traversé de deux bâtonnets, l'un dans le sens de la longueur, l'autre dans le sens de la largeur, pour mieux être rôti ; ils l'interprètent de la Croix sur laquelle Jésus-Christ fut étendu. On ne peut donc révoquer en doute que la Pâque juive est, en quelque sorte, passée dans le christianisme, où les figures renfermées dans cette fête trouvaient leur accomplissement.

Même, abstraction faite des rapports qui existent entre le jour du sacrificedeJésus-Christ et la fête de la Pâque juive €t de la signification mystique de cette immolation, rien que le sentiment et l'usage universellement admis parmi les hommes auraient dti porter les chrétiens à avoir en vénération le jour de la mort de Notre Seigneur, fondateur de leur Eglise, et à célébrer l'anniversaire du jour où il s'est offert en sacrifice. Pour cela il était nécessaire avant tout de connaître la date de sa mort.

Pour les Juifs, la chose était simple ; c'était le 15«jour de Nisan de leur calendrier. Mais, pour les chrétiens

LI CoR.,v, 7-8.

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