‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 48 sur 299 · D'UNE FÊTE MOBILE · texte numérisé non relu

D'UNE FÊTE MOBILE

Dans la connexion réelle qui existe entre la fête de Pâques chrétienne et la Pûque juive nous trouvons Texplication d'une particularité remarquable de Tannée ecclésiastique, celle des fêles mobiles dont Pâques est le point central. Pâques n'a pas de date fixe, parce que, chaque année, le 15« jour de Nisan se déplace par rapport au calendrier julien et grégorien. La mesure comme aussi le mode de ce déplacement dépendent du calendrier sémitique tel qu'il était en usage au temps de Jésus-Christ, non seulement chez les Juifs mais encore dans la Syrie, dansTArabie, dans la Mésopotamie, à Babylone, en Arménie, à Osrhoëne et dans une grande partie de l'Asie mineure. 11 faut cependant faire cette restriction que les gens de nationalité différente habitant ces pays, ne s'en servaient pas, mais suivaient leur calendrier propre. Ainsi les Grecs d'Antioche suivaient peut-être le calendrier syro-macédonien, etc. Partout où, dans une localité, il y avait mélange de nationalités, il y avait également diverses formes de calendriers.

Les particularités du calendrier sémitique ou juif qu'il importe de signaler sont les suivantes :

1. Les Juifs faisaient terminer le jour avec le coucher du soleil, si bien que les heures de la soirée, à partir de 6 heures, faisaient déjà partie du jour suivant. Ce point entraîne parfois un changement de date. Ainsi, par exemple, ce qui arrivait chez les Romains à 10 heures du soir appartenait déjà, chez les Juifs, au jour suivant.

Page 1