‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 51 sur 299 · Lettre 21^ de l'an 349 dans Parson, p · texte numérisé non relu

Lettre 21^ de l'an 349 dans Parson, p

époque ; le 25 mars y est marqué comme jour de Téquinoxe (lu prinlemps.

Les communautés pour lesquelles la pratique quartodécimane était bel et bien impraticable, étaient supérieures en nombre et en influence, d'autant plus que rÉgypte, où l'Église avait été organisée par un disciple (le saint Pierre, et la Grèce faisaient comme elles. Lorsque des controverses s'élevèrent sur ce point, le parti le plus faible en nombre devait succomber. Mais au lieu de se soumettre, il se sépara de l'Église universelle et forma le schisme des Ébionites. Saint Irénée fait remonter jusqu'à Sixte I (116-125) l'antagonisme entic rÉglise romaine et la pratique des quartodécimans. c( Les évêques de Rome, dit-il ^, n'ont jamais célébré la Pûques de cette manière ni permis à leurs sujets de la célébrer ainsi ». Si quelqu'un émettait l'idée que la pratique romaine n'a pris consistance que sous Sixte l,on peut lui opposer la lettre de S. Polycarpe au Pape S. Victor, où il est dit également que la pratique romaine s'appuie sur l'autorité des apôtres S. Pierre et S. Paul.

La raison principale pour laquelle la pratique judaïsante des quartodécimans fut définitivement remplacée par l'autre, fut sans doute qu'on ne voulait pas seulement célébrer le jour de la mort du Seigneur, qui était intimement lié au 15« du mois de Nisan, mais aussi le jour de sa Résurrection. Celui-ci, par ordre de temps, est lié à l'autre et sa célébration, dès les temps apostoliques, était déjà profondément enracinée sous la forme du dimanche (V. ci-dessus, p. 10). Il n'était pas possible d'abandonner le dimanche et on obtint ainsi toute une

Page 1