‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 52 sur 299 · Cité par Eusèbe, hisl. eccL, v · texte numérisé non relu

Cité par Eusèbe, hisl. eccL, v

semaine comme cadre de cette solennité. On ne pouvait séparer les événements rapportés ci-dessus de la semaine douloureuse ; il fallait les tenir réunis ensemble, selon la remarque de S. Épiphane i, dans sa polémique contre les Audiens, « les Juifs ne célébraient leur Pâque que pendant un se«/ jour, tandis que les chrétiens ont besoin de toute une semaine pour célébrer la leur ». Voilà pourquoi ceux-ci ne pouvaient s'accommoder à la longue de la date de la Pâque juive, bien qu'ils l'eussent prise comme base pour calculer la date de la leur. 11 faut ajouter à ce motif cet autre que les chrétiens du iv^ siècle avaient la conviction que le 14^ de Nisan ne devait pas tomber avant l'équinoxe du printemps 2.

La commémoraison de la passion et de la mort du Seigneur était ainsi fixée dans TÉglise universelle. Mais on cherchait toujours, pour la célébrer, une date du mois invariable. Dès le in^ siècle, on croyait Fa voir trouvée, et déjà Tertullien, qui voit dans Tannée 782 depuis la fondation de Rome la vraie année de la mort de Jésus-Christ, identifiait le 15 de Nisan avec le 25 mars. Mais ce dernier calcul est certainement inexact, même en supposant que l'an 782 fût vraiment Tannée de la mort de Jésus-Christ. Cette année-là, en effet, la Pâque juive ne pouvait tomber que le 19 mars ou le 17 avril du calendrier julien, et non un autre jour. Néanmoins la date du 25 mars fut en grande faveur ; elle est acceptée entre autres par S. Hippolyte, S. Augustin, et Perpétue de Tours : celui-ci conséquemment marque

1. Adv. Haer., 70, c. 12 : Mta yàp rifaspa irap sxstvott; ^r^TsIxai, Trap'-fjfjiTv S£OÙ[i.ta àXXà z\ IpiSoi-iàç TiXT^pearàTT], etc.

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