De off. eccl. iv, 10, dans Migne, cv
manche des Rameaux. Ainsi les choses se passaient en Espagne^, dans les Gaules 2, à Milan 3 et probablement aussi à Rome. Maisil paraît qu'il y avait des divergences dans le choix du jour ; du moins il fut nécessaire de décréter l'uniformité dans les églises des Gaules, ce qui fut fait par le synode d'Agde tenu en 506, qui prescrit dans le canon 13 : Dans tous les diocèses, le symbole devra être communiqué aux catéchumènes dans l'église, le même jour, savoir huit jours avant Pâques. Cet acte solennel s'appelait : traditio symboli.
La manière de faire cet acte est décrite minutieusement dans le sacramentaire gélasien; il faut dire cependant qu'à l'époque où ce livre fut écrit, le catéchumenât, dans le sens strict, n'existait plus. Après quelques mots d'introduction dits par le prêtre, Tacolyte prononçait les paroles du symbole et on exhortait les catéchumènes à l'imprimer dans leur mémoire et dans leur cœur*. Sans aucun doute le cérémonial de cet acte était le même que celui des temps anciens. Dans le sacramentaire grégorien, ces rites ne sont même plus mentionnés. Quant au Pater, la pratique était la même partout, seulement en Afrique on n'en communiquait le texte aux catéchumènes qu'après la réception du baptême^. Dans les livres liturgiques qui ne mentionnent pas encore le nom de dimanche des Rameaux, ce rite forme comme la marque distinctive de ce dimanche,