‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 65 sur 299 · Oieum in altari sanctificatum, Ep. 70, c · texte numérisé non relu

Oieum in altari sanctificatum, Ep. 70, c

deslinée aux usages liturgiques, mais sans dire en quel jour cette cérémonie avait lieu.

La messe étant terminée, les autels de l'église étaient lavés par l'évêque ou par le prêtre célébrant ; dans l'après-midi avait lieu le lavement des pieds ; il était fait par le supérieur à ses inférieurs ou par l'évêque à douze vieillards qui représentaient les douze apôtres. Au moyen âge, cette cérémonie portait communément le nom de Mandatum^. Déjà Isidore de Séville^fait mention du lavement des autels et de la Consécration du S. Chrême. Vers la fin du moyen âge, on ajoutait à ces rites la lecture de la Bulle appelée Coenae, qui contenait les délits ecclésiastiques entraînant l'excommunication, usage qu'on trouve dans les documents dès le xiv« siècle et qui dura jusqu'à la fin du xvui^.

Dans certains pays, il était prescrit en outre de faire faire solennellement aux catéchumènes la profession de foi, le jour du jeudi saint {redditio symboli) ; par exemple par le synode de Laodicée (can. 46) et par le concile siib Triillo (can. 68). A Rome, on observait le même rite mais il avait lieu seulement le samedi saint. La profession de foi était faite dans un endroit bien en vue dans l'église et par chaque catéchumène en particulier 3.

1. On l'appelait ainsi de ce texte de S. Jean (xui, 34): mandatuni nouiini do uobis, qu'on chantait pendant la cérémonie. Le lavement des pieds avait lieu avant les Vêpres. Chaque moine devait laver les pieds aux pauvres. A la fin l'abbé et le prieur lavaient les pieds aux frères (Consuet. Farf. 49).

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