‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 69 sur 299 · Ep. I ad Gundobadum, c. 1 ; ep. m · texte numérisé non relu

Ep. I ad Gundobadum, c. 1 ; ep. m

fin de l'office dans Téglise, où un plus grand nombre de fidèles est réuni. C'est ce que pratiquaient déjc\ les anciens Romains dans leurs sacrifices et offices religieux ; les chrétiens observaient naturellement la même chose. Déjà Tertullien parle d'un renvoi des fidèles dimissio plebis ' ; la même chose est pratiquée dans les liturgies grecques, bien que les formules employées se distinguentun peu decelles des Latins -.

Or, ce n'était pas au sacrifice de la messe lui-même que s'appliquait tout d'abord la dénomination « messe », mais aux autres exercices du culte de la primitive église, à la prière publique et à ses différentes parties, à la psalmodie par conséquent ou, en d'autres termes, aux différentes heures canoniales. Nous voyons par le récit de l'auteur de la Peregrinnlio Silviae ^ de quelle importance étaient alors les heures canoniales : « Chaque jour, de grand matin, au chant du coq, on ouvre les portes de l'église ; tous les moines, toutes les religieuses et un grand nombre de laïcs s'y trouvent réunis et chantent jusqu'au lever du soleil, en chœurs alternatifs, des hymnes et des psaumes ainsi que les antiennes correspondantes et une oraison à chacune d'elles. Au lever du soleil commencent alors les hymnes du matin : l'évêque y vient assisté de son clergé et chante les oraisons dans l'enceinte de l'autel. Puis il sort et bénit chacun en particulier. « El sic fit missa » c'est-à-dire ainsi finit cet office religieux qui comprenait, d'après notre manière de parler, les Matines, les Laudes et Prime. Aux Petites heures qui suivaient, on

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